Duster est un thriller criminel plutôt classique, même s’il dérive de façon frustrante vers le terrain de la conspiration dans ses derniers épisodes. Tenu ensemble par un style seventies haut en couleur, Duster repose entièrement sur le charisme de sa distribution et il s’épanouit dès que Josh Holloway et Keith David tiennent le volant de leurs mésaventures hebdomadaires.
L’affection qu’J. J. Abrams et LaToya Morgan portent à ce genre de matière est palpable, et le style qu’eux et des collaborateurs comme la réalisatrice Steph Green y insufflent est habilement exécuté. La familiarité devient une qualité plutôt qu’un défaut.
Aussi léger, en termes d’impact, qu’un bolide Hot Wheels, cette série d’action en huit épisodes est un show parfaitement agréable, une vitrine pour l’aisance et le swagger sans effort de l’ancien de Lost Josh Holloway, avec son charisme de chat du Cheshire en Jim Ellis, chauffeur insouciant d’une famille mafieuse. M. Holloway, surtout connu pour avoir incarné Sawyer dans « Lost », est si beau qu’il n’a qu’à parader, et il le fait beaucoup, même si cela semble souvent viser à marteler l’idée (qu’il est si beau, etc., etc.).
Ces huit épisodes n’ont pas beaucoup de substance ni de signification, mais Duster ressemble à une série Hot Wheels, et à un divertissant véhicule de star, pour ainsi dire, pour Josh Holloway, Rachel Hilson et surtout Keith David. Il y a tellement de fun et Holloway y est tellement réjouissant que la série vacille un peu quand elle tente de devenir sérieuse. Et même si elle n’est pas dépourvue d’une vraie sensibilité, elle se savoure surtout comme un assemblage d’attitudes et d’énergies, de bruits et de couleurs. Ne la prenez pas plus au sérieux qu’elle ne se prend elle-même.
C’est une série qui aurait pu bénéficier d’une première saison de 22 épisodes, une rareté en 2025. Cela dit, si la pire chose qu’on puisse dire de Duster est qu’elle laisse le public en vouloir plus, ce n’est pas exactement un défaut.