Une série comme « Wonder Man » pourrait être le remède à la lassitude des super-héros dont le vrai Hollywood souffre depuis des années. En racontant des histoires plus intimes comme « Wonder Man », Marvel revient à cette force essentielle nous rappelant que les héros comptent le plus quand ils paraissent humains d’abord, et super ensuite.
Même si la série peine à trouver son rythme, les personnages et les performances s’imposent immédiatement. Ceux qui font vraiment fonctionner l’ensemble, ce sont les deux têtes d’affiche. Kingsley est un showman né et dégage une aura de grand comédien légendaire à chaque réplique, tandis qu’Abdul-Matten II te fait ressentir les névroses ancrées dans la psyché de son personnage qui en fait trop, et qui se sent comme un imposteur.
S’investir dans ce qu’ils font et dans la façon dont cela façonne ce qu’ils sont est crucial, et même si « Wonder Man » peut parfois s’enliser dans le jargon d’acteurs, cela reste un témoignage sincère des intentions les plus pures du métier.
La série se complaît aussi dans un excès de “inside baseball”, comme beaucoup d’histoires sur le show-business ont tendance à le faire. Rien de tout cela, cependant, n’éclipse le fait de voir Simon et Trevor réaliser leurs rêves : c’est l’exploit le plus exaltant, le plus héroïque, que le MCU nous ait montré depuis des années.
C’est un pas clair dans la bonne direction. Deux grandes performances et une série une vraie série qui les soutient toutes les deux : quelle idée !