Etty est une série qui demande de la patience, car il faut attendre le troisième épisode pour que l’histoire commence véritablement à se dessiner. Avant ce déclic, le spectateur est surtout confronté à un choix esthétique déroutant : une ambiance contemporaine marquée, avec des vêtements et des voitures rouges modernes, placée dans le contexte de l’époque nazie. Ce décalage temporel visuel, loin de servir une uchronie clairement assumée, crée d’abord une confusion qui freine l’immersion historique attendue.Pourtant, une fois ce cap passé et l’intrigue enfin lancée, la série parvient à rattraper le coup en proposant un récit qui gagne en intérêt. La note de 6/10 sanctionne ce démarrage laborieux et ces choix de mise en scène audacieux mais risqués, tout en saluant la qualité finale du scénario une fois les codes acceptés. C’est une œuvre singulière qui divise, obligeant le public à accepter ses règles visuelles propres pour enfin profiter de son potentiel narratif.