C’est beau le confusionnisme. L’idée de départ part d’une bonne intention : proposer une série d’anticipation sous l’angle écologique. Chaque épisode concerne une époque précise de la seconde moitié du siècle, et le générique y égraine quelques variables climatiques et environnementales qui annoncent la couleur pour ce qui est des intentions de la série. On y retrouve quelques personnages récurrents dont Mister Capitalisme vaillant représentant des aspirations écocidaires de l’humanité et détenteur opportun de l’antidote à la fin du monde.
De belles ambitions qui feront plouf dès que les épisodes accumuleront les faux pas. Quand on traite un sujet, la moindre des choses est d’abord de bien en cerner les enjeux : l’évolution de la planète au cours de ce siècle (une extrapolation, comme le titre l’indique) suivra inexorablement les prévisions annoncées par les scientifiques, comment la société se transformera-t-elle face au défi de la modification de son environnement et quelles solutions y proposera-t-elle ? C’est bien d’écouter les experts pour le constat, ce serait mieux d’en faire de même concernant l’adaptation au problème : la série ne fait jamais que mettre en scène la technologie pour répondre à ces défis existentiels alors même que la science se dit très sceptique sur la question (justement parce qu’elle vient en contradiction avec la première des mesures qu’on se refuse à prendre, celle de la sobriété).
À partir de cet angle trompeur, en creux, Extrapolations illustre l’idée que si la planète se réchauffe, si nous ne réagissons pas, c’est à cause des politiciens véreux, des populations lobotomisées et des entreprises cupides...
Commentaire ✮✮✮✮✰ complet à lire sur La Saveur des goûts amers
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