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On connaissait Igor Gotesman en tant que réalisateur du très cool Five, sorti en 2015, où l'on voyait déjà s'affronter le monde de la drogue avec une fratrie inconsciente et incompétente qui n'avait que pour seul but de s'en sortir financièrement.

Si l'appartement, cœur de la vie amicale était au centre de Five, Family Business prend ici place dans la boucherie familiale kasher. Tenue par un formidable Gérard Darmon, veuf dépassé et patriarche d'une famille formidable, le postulat reste cependant le même (sauver la boucherie à la place de l'appartement) et c'est ce qui fait la force de cette série made in Netflix.

Igor Gotesman connaît son terrain et son sujet, mais s'entoure cette fois-ci d'une bande d'acteurs plus vaste (Jusqu'à Enrico Macias) superbement dirigée. Ainsi, si ces derniers sont , à l'image du metteur en scène, malheureusement cantonnés à leurs rôles habituels (Liliane Rovère et son rôle de grand-mère ouverte au passé dépravé, Jonathan Cohen en mytho) l'on pardonnera à la série quelques passages assez gras (avec du pipi notamment) et autres pirouettes scénaristiques pour permettre à Family Business de briller grâce à son casting.

Le réalisateur avait su, et sait toujours parfaitement saisir ce sentiment de fratrie, filmer cette bande avec qui l'on rêverait d'être. Tous les échanges sonnent justes, et les personnages se trouvent parfaitement écrits. Leurs interactions (le duo Darmon-Cohen en tête) sont ainsi d'une formidable drôlerie. Sa bande sonne tellement juste que le metteur en scène peut se permettre de leur faire affronter n'importe quelle péripétie pour que l'étincelle jaillisse. Des dialogues aux situations qui s'enchaînent dans des épisodes intelligemment très courts, Family Business se croque ainsi avec plaisir et gourmandise.

Du plaisir, de la dernière scène, d'espérer tous les revoir dans ce bel univers de fumée qui cache en fait une formidable fratrie, tous vivants et attachants, prouve que cette première saison est une réussite. Sans aucun enfumage.

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QuentinBombarde
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QuentinBombarde
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