La suite du film " Il faut sauver le soldat Ryan " est toujours le même sentiment que ces œuvres passent à côté de quelque chose, ou du moins qu'elles sont au service d'un projet.
Dans ces deux œuvres, les allemands ne sont que des ombres furtives et de piètres combattants. Que nenni ! Si les alliés doivent leur victoire finale à l'issue de la bataille de Normandie et des Ardennes ce n'est que grâce à la supériorité acquise de l'équipement militaire, à la suprématie aérienne, à l'effondrement du front est sous les coups de boutoir de l'Armée rouge (et des sacrifices immenses consentis) et à la nullité tactique et stratégique d'Hitler. La bataille de Normandie en un le plus bel exemple. Entre la date du 6 juin et le 12 septembre, il aura fallu 3 mois d'âpres combat pour que les alliés parviennent à totalement libérer la Normandie. Or les moyens employés en homme et en matériel étaient disproportionnés par rapport à ceux des allemands. Cette série ne rend pas compte de cette réalité. Un petit rappel sur ce site historique : https://www.histoire-normandie.fr/la-bataille-de-normandie-ete-1944.
Je passe outre l'américano centrisme (qui dégouline aussi de façon grossière dans Masters of the Air ou dans le film Furry, rempli d'absurdités militaires), et de la figure du héros américain constamment mis à l'honneur (c'est faire fi du comportement criminel des violeurs) ces films portent l'idéologie d'une puissance militaro-industrielle qui, sous couvert de venir libérer un continent d'une occupation militaire, a soumis les populations libérées à sa culture : c'est l'américanisation. C'est faire aussi fi, que cette puissance avaient de très nombreux intérêts économiques, politiques et culturels et qu'elle ne dédaigna pas faire aussi sa part de massacres inutiles sur l'autel de le bienpensance. A Avignon, le 27 mai 1944, un bombardement fit en quelques heures 525 morts. Que des civiles.