Le Shizuma Drive, la parfaite source d'énergie! Totalement non polluante, et virtuellement illimité, exit donc les énergies fossiles, le nucléaire et même l'éolien ou le solaire, les Shizuma Drive équipent désormais tout ce qui roule, vole, flotte, mais aussi le moindre des objets du quotidien, de la montre au grille-pain.
Et pourtant cette panacée énergétique, comporte en son cœur un potentiel de destruction gigantesque, qui s'est traduit lors de la Tragédie de Basthrale, catastrophe qui provoqua l'anéantissement de toute une citée et de ses habitants.
Le professeur Franken Von Vogler, l'un des concepteurs du principe du Shizuma Drive, s'est vu attribuer la folie de l'acte qui engendra la Tragédie, tandis que le professeur Shizuma qui perfectionna le procédé récolta les lauriers.
Dans ce futur apparemment idyllique, un groupe terroriste tente de s'approprier le pouvoir sur Terre:
Le Big Fire, une organisation tentaculaire aux moyens colossaux, avec à sa tête un groupe de généraux aux pouvoirs spéciaux, ainsi qu'une ribambelle de robots géants, pour assoir leur domination.
Afin de contrer cette menace une police internationale appelée les Experts de Justice combat les exactions de ce groupe, composée elle également d'agents aux capacités spéciales.
En leur sein, un jeune adolescent, Daisaku Kusama et son Giant Robo (besoin de traduire...?) fonctionnant au nucléaire, dernière relique capable de s'opposer à la toute puissante organisation Big Fire.
Les sept OVA de cette série composent une histoire fouillée et virevoltante, aux multiples rebondissements, à la croisé de plusieurs genres : mécha, rétro, thriller, anticipation...
Soyons clair, il s'agit là d'une série tout simplement exceptionnelle. Le parti prit du style néo-rétro (certains n'apprécient pas....les fous) passé, nous sommes plongés dans un univers tout bonnement hallucinant, tant le soin apporté, au niveau de la réalisation, de l'animation, de la musique, bref de l'ensemble de la production, est omniprésent!
Le titre de cette série peut sembler, après visionnage, relativement abusif, étant donné la présence réduite des méchas. Néanmoins le héros Daisaku et son Giant Robo, restent le carrefour de toutes les autres petites histoires, où s'exprime l'incroyable palette des rôles secondaires, tous charismatiques !
Sans dévoiler la trame je tiens notamment à signaler l'existence de deux scènes absolument inoubliables.
L'une sera le flash-back récurrent de l'histoire, sur fond de musique classique (L'aria de Donizetti), dévoilant chaque fois une part d'ombre du sombre passé de certains protagonistes.
L'autre, dans l'épisode final, opposant dans un combat hallucinant les Experts de Justice (dont Daisaku et son Giant Robo) à la société Big Fire!
Il me paraît difficile de faire ressentir tout le côté jubilatoire de cette série dont les scènes d'actions virevoltantes, semblent défier toutes les lois de la physique, elles ont la même puissance expressive que celle qu'un Miyazaki sait transmettre dans certains de ces films (ou les courses effrénées des premiers épisodes de la série animée Sherlock Holmes).
Je me souviendrai avec émotion de ces sept OAV, et de ces moments où la série tutoie le sublime! Le qualificatif peut sembler abusif, néanmoins il ne m'en vient pas d'autre pour rendre compte sincèrement de tout l'exceptionnel de l'œuvre!
Nous avons à faire à une petite bombe visuelle et scénaristique qui marquera les esprits réceptifs aux grandes épopées.
Je tiens néanmoins à insister sur le fait que mon avis reste totalement subjectif, étant un amateur du style rétro, et plus encore de ces épopées épiques et échevelées, mettant en scène des braves, et ou le manichéisme n'a pas sa place. Chacun est libre de ses opinions sur cette production, mais on ne pourra que lui reconnaître d'être l'une des œuvres marquantes des années 90 de l'animation japonaise!