Ayant ces derniers jours revu un autre animé que j'aime bien, j'ai voulu revenir aux sources. D'où Goldorak...
Et quand on parle de Goldorak, c'est simplement impossible de rester objectif. Surtout si on s'est pris la série en pleine face à la fin des années 70. Une époque sans VOD, sans DVD, et sans même l'ancestral magnétoscope VHS. Une époque donc, où rater l'épisode du lundi, c'était avoir pourri sa semaine...
Si elle était révolutionnaire à la sortie, l'animation parait évidemment néandertalienne aujourd'hui. Mais c'est largement rattrapé par l'histoire. Pas tant l'histoire d'un épisode en particulier, vu qu'ils ont quasiment toujours le même scénario. Mais l'histoire générale, qui, mine de rien, progresse pas à pas, et est totalement prenante. Avec ses habitants de Vega voués à la guerre parce que leur planète se meure, leur division "ruine" coupable de tous les méfaits, sa planète Euphor sacrifée avant même que l'histoire ne débute, et son fleuron de la destruction qu'est Goldorak, volé par le gentil pour le retourner contre ceux qui l'ont conçu, et pour en faire le défenseur de la Terre... C'est aussi une collection de méchants hyper réussis qui se trahissent constamment, à coups d'intrigues de palais, pour avoir l'honneur de battre le robot fétiche.
Et justement, côté robots, c'est quand même une palanquée de Golgoths ou d'Anteraks, dont les transformations étaient largement plus cools que celles des affreux Transformers qui ne trouvent rien de mieux que de se transformer en vulgaires camions.
On sait que tout ça a davantage cartonné en Europe qu'au Japon, où Goldorak n'est qu'une troisième partie de deux autres séries plus célèbres là-bas. Ce qui explique d'ailleurs que deux épisodes soient parfaitement inconnus chez nous vu qu'ils y faisaient référence...
Mais à l'arrivée, Goldorak reste tellement mythique qu'on ne peut que lui mettre la note maximale, et faire fi de toute objectivité, même si l'ensemble reste sans aucun doute encore très valable.