S1
Aucun souvenir du film hormis aucun souvenir du film, je sais même pas ce qui m'a poussé a tenter un épisode ici, j'avais pas envie de voir un truc avec une approche trop réaliste limite "documentaire" comme j'ai pu le lire, j'avais pas envie d'un truc austère, et je sortais déjà d'une série avec des gangsters que j'avais bien aimé (Mobland), on dirait que j'ai juste essayé de me dire que c'était pas pour moi pour ne plus y penser.
Finalement j'ai torché 12 épisodes en quelques jours, je me suis régalé sur cette première saison mais j'ai du mal encore à me l'expliquer, c'est pas la folie du charisme chez les acteurs, Don Pietro, Ciro, Conte, c'est difficile de se positionner, pour Genna c'est autre chose car il bifurque joliment dans une contre-prestance impactante, excellent acteur et excellent personnage, c'est austère sans l'être, c'est simple, c'est frontale, c'est froid sans l'être aussi, des choses importantes se passent sans créer un quelconque sentiment particulier, bref en lisant ces lignes ça doit pas donner envie.
Ainsi donc c'est la musique de Mokadelic qui va tout faire de mon côté, influences Mogwai tout en douceur, l'idée incroyable (personne n'y a pensé hein) de terminer TOUS les épisodes avec exactement le même thème musical (parfaitement dans ma sensibilité), et quelque part le cachet est magnifique, des choses affreuses se déroulent dans cette ambiance un peu délicate, et en définitive c'est un style très original et fortement attachant de mon côté.
En réalité j'étais juste parfaitement bien dedans, j'y pensais au travail et je me languissais d'en remettre 2 ou 3 le soir confortablement.
Vite la suite :)
S2
Aucun équilibre dans cette saison, si c'est toujours agréable à suivre car ça reste calme et reposant, absolument encore bien aidé par la sensibilité apportée par Mokadelic, y a un vrai problème narratif dans la construction des personnages, puisque tout le monde meurt à la volée sans laisser la possibilité de s'attacher à qui que ce soit.
C'est assez souvent un épisode qui suit un personnage qui disparait à la fin, en définitive le reste du temps c'est un quotidien un peu merdique de voyous, Genna n'a aucun impact et est absent 80% du temps, le personnage de Ciro Di Marzio est trop versatile pour engendrer un peu de prestance, dès qu'un acteur sort du lot (Conte, Nitro) il est vite saboté par le script, et le quotidien solitaire de Mr Taciturne Savastano, j'en ai un peu rien à foutre.
C'est vraiment trop éclaté c'est dommage.
S3
Une bonne saison aussi bien à l'écran que sur le papier, les problématiques et les enjeux des uns et des autres sont intéressants, mais surtout puisque tout tourne autour de Sangue Blu, que l'acteur est top, qu'il a du charisme, et que son personnage est attachant, et bah du coup c'est toujours très plaisant à regarder.
S4
Toujours aussi agréable à suivre même si cette saison n'est pas vraiment intéressante à raconter, je m'en fou un peu car je suis dans ma routine et j'y suis assez bien, même si j'enchaine largement moins les épisodes.
Rien à dire en vérité.
S5
J'aime bien cette saison car elle diminue les interactions et ne se concentre que sur l'affrontement entre Don Genna et l'Immortal, tout s'enchaine vite et bien et ça se clôture assez intelligemment il me semble.
J'aimerais faire un aparté sur Ciro Di Marzio, personnage très étrange de ma perspective, il trahit tout le monde, a essayé de manipuler tout le monde, détruit sa propre famille à cause son ambition, sacrifié et brulé des ados, voleur, menteur, assassin... et le faire revenir en héros légendaire comme ça... c'est quand même incompréhensible.
Si encore l'acteur avait un charisme tonitruant, mais pas du tout, bras ballants, démarche neuneu, bref cette idée d'un espèce de mythe immortel c'est très fort, mais vu le passif du personnage et sa prestation, ça marche pas vraiment et c'est dommage.
Pour terminer Gomorra n'est pas une grande série mais elle reste parfaitement au gout de ma sensibilité, avec du recul j'aime ces personnages sans une grande aura cinématographique, y a un côté assez sincère là-dedans qui fait du bien, ça semble pas construit avec une idéologie de noeuds dramatiques majeurs, et la bande originale enveloppe le tout avec une délicatesse vraiment bienvenue.
C'est pas fou sur le papier mais vraiment original dans la forme.