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le 26 août 2026
SuivreVraiment bâclé
on pouvait s’attendre à bien mieux .. je ne comprends pas, c’est vraiment bâclé comme travail.. Et la musique franchement nul pourquoi ne pas avoir utilisé des succès Italiens de l’époque...
J'ai eu une drôle d'impression devant cette série : c'est un peu comme retrouver une vieille Vespa mythique… sauf qu'elle met deux voire trois épisodes à réussir à démarrer.
La série nous ramène dans le Naples de 1977 pour raconter la jeunesse de Pietro Savastano, bien avant qu'il ne devienne le Don redouté de la série originale. L'idée est excellente : créer une série préquelle pour enfin comprendre comment ce personnage a forgé son empire au milieu des alliances, des trahisons et des vendettas qui gangrènent la ville. Seulement,ils n'ont pas oublié l'ambiance enfantine pour nous raconter cette histoire, sérieusement on se croirait à Récré A2 (Pour les anciens qui connaissent, une dédicace spéciale de Dorothée).
Là où la série marque des points, c'est sur son ambiance. J'ai vraiment apprécié cette reconstitution des années 70. Entre la misère sociale omniprésente, les fumées de cigarettes qui semblent avoir signé un CDI dans les bars, les ruelles étroites et les vieilles Vespa qui traversent Naples, tout respire l'Italie de l'époque. Visuellement, c'est soigné et suffisamment crédible pour donner envie de rester dans cet univers.
En revanche, le rythme m'a posé problème. Les deux premiers épisodes avancent avec la rapidité d'un escargot qui aurait oublié de se déplacer. Je comprends qu'il faille installer les personnages et les rapports de force, mais j'ai trouvé que la série mettait beaucoup de temps à réellement décoller.
J'ai aussi ressenti un décalage avec l'esprit de Gomorra. Ici, tout paraît moins brutal, plus psychologique, ce qui n'est pas forcément une mauvaise idée. Le problème, c'est que cette approche s'accompagne d'un manque de souffle. Plusieurs jeunes acteurs m'ont semblé inégaux, certains dialogues sonnent artificiels, et j'avais parfois l'impression que certaines scènes avaient été écrites en mode accéléré avant d'être jouées comme au théâtre. Résultat : l'intensité qui faisait la force de la série originale ne frappe pas vraiment aussi fort.
Cela dit, je comprends pourquoi la série a été globalement bien accueillie, par la presse notamment. Beaucoup ont salué son réalisme et cette atmosphère seventies particulièrement réussie. De mon côté, j'y ai trouvé une reconstitution convaincante, mais une émotion plus timide et une montée en puissance qui ne retrouve pas totalement la férocité de son illustre aînée.
Au final, j'ai regardé cette plongée dans les origines de Pietro Savastano avec curiosité plus qu'avec passion. Si je veux découvrir les racines de l'univers de Gomorra sans retrouver toute la violence de la série originale, ce préquel remplit sa mission… mais il ne fait pas trembler Naples avec la même intensité.
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Créée
le 8 sept. 2026
Critique lue 119 fois
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