Gunbuster par Ninesisters
J’ai vu cette série pour la première fois il y a bien longtemps, mais impossible de parler des OAV de 1988 sans mentionner ce monument indémodable de l’animation japonaise. Cela m’a fait le plus grand bien de re-re-(re ?)-voir ce classique absolu de la SF, d’autant plus que je peux le contempler avec un œil neuf, ayant depuis la dernière fois découvert Ace wo Nerae et Uchuu Senkan Yamato, deux œuvres majeures des années 70 et de l’animation japonaise dont cette série d’OAV s’inspire fortement ; et par « fortement », je suis loin du compte.
Que dire sur cet anime qui n’ait pas été déjà dit et redit ? Aucune idée, alors je repars du début. Déjà, GunBuster a superbement bien vieilli, et ne fait absolument pas son âge : il reste absolument sublime tant la Gainax avait apporté un soin extrême à cette merveille, le temps semble n’avoir aucune emprise sur lui. La réalisation de Hideaki Anno, le chara design de Haruhiko Mikimoto, la musique de Kohei Tanaka, tout contribue à propulser cette série vers le top. Rien que le dernier épisode époustoufle par son incroyable qualité technique.
Mais ce qui fait ici la différence, c’est la gestion intelligente du temps, son côté scientifique poussé (même si tout n’est pas crédible pour autant), et l’émotion à nulle autre pareil qui se dégage. Les personnages sont GAR, les méchas possèdent la classe – près de 19 ans avant Gurren-Lagann, nous avions affaire à un robot terriblement poseur -, bref cet anime accumule les qualités.
Ce qu’il faut néanmoins bien voir – c’est du moins ce que je considère – c’est que la série peut être divisée en deux parties, les 3 premières OAV (plus proches de Ace wo Nerae que leur suite) manquant de puissance scénaristique, visuelle, et émotive, même si elles se terminent par un moment magnifique. Je les qualifierai presque de « quelconques », là où la fin en met plein la gueule au spectateur, l’impressionne, et le touche profondément.
Je vais arrêter là dans les superlatifs (surtout que j’ai du mal à parler d’un anime que j’ai vu autant de fois). Une seule chose à dire : regardez GunBuster !