J'avoue, le genre Hardboiled, je n'arrive pas à y résister. Rien à faire, j'adore ces héros régressifs, violents, entraînés dans une telle descente aux enfers que même la mort ne veut plus d'eux. Alors lorsqu'on m'offre un John McLane version clochard et qui se prend encore plus de coups que Bruce Willis en son temps, c'est plus fort que moi, je fonds.
J'ai eu peur au début. Ajouter une peluche bleue en CGI dégueulasse comme comic relief, c'était sévèrement burné, ou complètement con. Le premier épisode ne m'a convaincu qu'à moitié et s'il n'y avait pas la performance magistrale de Christopher Meloni, je me serais arrêté là.
Et puis en y réfléchissant (et en mettant de côté la référence évidente à Roger Rabbit), quitte à utiliser le cliché éculé du sidekick couard, rigolo et exagérément positif qu'on nous sert dans tout bon Buddy Movie, autant y aller à fond.
On flirte allègrement avec le cliché du personnage noir qui apprends à être heureux ou du personnage positif qui est entraîné vers le fonds par son partenaire pour arriver à un équilibre plutôt intéressant. Le personnage de Happy, nuisance ultime à la fois pour le héro et pour le spectateur, gagne en profondeur et en justesse au fur et à mesure des épisodes pour finir par s'intégrer parfaitement à l'univers de la série. Sax, lui continue à péter des gueules et prendre des coups en lâchant des punchlines de mec blasé et c'est tout ce qu'on lui demande.