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SyFy oblige, j'étais un peu méfiant (parce que bon, hormis The Expanse, les séries de la chaîne sont quand même à classer dans la catégorie "Gros Caca" ) mais finalement, ça passe super bien. C'est...
Si Happy! était une soirée, ce serait un réveillon dans un squat, animé par un ex-flic camé, avec un DJ licorne invisible qui hurle des encouragements pendant que tout le monde saigne.
Le pitch ? Nick Sax, ancien flic devenu déchet humain avec flingue, survit entre deux overdoses dans une ville aussi propre qu’un trottoir de Gotham un soir de pluie. Jusqu’au jour où il commence à voir Happy, une licorne bleue volante avec la voix d’un bisounours cocaïnomane.
Happy est l’ami imaginaire d’une gamine kidnappée, et il demande à ce brave Nick de jouer au super-héros malgré son haleine de whisky et ses trous de mémoire à la perceuse.
La série, c’est du trash sous acide.
– Du sang qui jaillit en jets absurdes,
– Des mafieux pires que les démons,
– Et des dialogues plus vulgaires qu’un karaoké dans un bar clandestin de l’enfer.
Mais Happy! ne s’arrête pas là.
Elle te balance, au choix :
– Des meurtres dans des costumes de Père Noël,
– Des orgies de peluches possédées,
– Un méchant déguisé en insecte lubrique qui semble sorti d’un rêve de David Lynch... pendant une gastro.
Christopher Meloni est monstrueusement bon en Nick Sax :
– Il grogne,
– Il saigne,
– Il tue des gens avec des objets qui n’ont rien à faire dans un combat,
– Et il a l’air d’avoir fait trois saisons de New York Unité Spéciale dans un cauchemar de Frank Miller.
Happy, la licorne ?
– Un doudou ultra-positif,
– Qui voit le bien chez tout le monde,
– Même quand il est témoin d’une scène de torture en slow-mo avec une machine à paninis.
Mais derrière ce délire visuel et cette violence cartoonesque, Happy! cache aussi un vrai fond de tendresse tordue, une critique des médias, du consumérisme, et de la perte de l’innocence.
Tu ris, tu grimaces, et parfois, tu ressens un truc doux-amer au milieu du chaos. Puis tu repars pour une baston dans un club de strip-tease peuplé de clowns armés.
Au final, Happy! c’est du pulp, du gore, du génie mal élevé,
une série qui te colle une gifle en te disant "crois en la magie",
et qui réussit le pari improbable d’un buddy-movie entre un psychopathe ruiné et une peluche optimiste.
Inconfortable ? Oui. Excessif ? Évidemment. Mais joyeusement, violemment, brillamment barré.
Créée
le 15 mai 2025
Critique lue 10 fois
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