J’ai entamé Hierarchy pour Kim Jae-won, acteur dont je n’avais pas été particulièrement enthousiaste à l’annonce du casting de Yumi’s Cells, mais qui m'a véritablement convaincue. J’ai donc lancé cette série qui ne m'inspirait pas vraiment au départ.
Pourtant, le sujet du harcèlement et un casting plutôt intéressant me promettaient une plongée assez acide dans les dynamiques de pouvoir au sein d’un lycée d’ultra-riches.
Mais la série ne m’a finalement pas convaincue. Là où elle réussit malgré tout, enfin, sans que ce soit exceptionnel, c’est dans sa manière de montrer le harcèlement comme un phénomène collectif. L’exclusion, la peur d’être rejeté, la manipulation exercée par le groupe sont plutôt bien exploitées et montrent comment la violence sociale se construit aussi par la complicité silencieuse de la majorité.
Malheureusement, l’esthétique clinquante et les ressorts scénaristiques archi convenus prennent trop de place. Au lieu d’approfondir la pression sociale subie par ces adolescents « privilégiés », la série préfère souvent un spectacle pailleté qui finit par affaiblir sa portée psychologique. J’ai donc usé, voire abusé, de la touche avance rapide, ce qui signifie que si la série n’est peut-être pas totalement mauvaise, elle n’était clairement pas faite pour moi.
Côté interprétation, Kim Jae-won reste l’un des points forts : son jeu apporte de la nuance et crédibilise des passages qui, sans lui, sonneraient creux. Dommage que son talent ne suffise pas à compenser une mise en scène qui privilégie davantage l’image que le fond.
En bref : Hierarchy contient quelques éclairs de vérité, noyés sous une esthétique clinquante et une écriture trop prévisible.