La série adapte un film fantastique japonais des années 60, où un homme a la capacité de se transformer en gaz et entreprend une vengeance meurtrière. Cette refonte est surtout intéressante du fait d’être supervisée par Yeon Sang-ho, dont on reconnaît rapidement le mélange des genres entre horreur, science-fiction et comédie. Il applique ici son esthétique sud-coréenne au film policier japonais ; le tournage est d’ailleurs dans cette langue. Cet aspect détective noir rend la proposition sympathique, notamment au coeur des décors urbains typiques de la Tōhō. Les effets visuels donnent convenablement corps à cet être de fumée, ce qui n’est pas aisé. Le début de la série entraîne bien le spectateur entre les deux enquêtes (journaliste, police) qui s’entremêlent pour comprendre et saisir ce super-humain. L’aspect scientifique est également pas mal appuyé. Néanmoins, après un épisode 4 plus axé comédie et absurde, le scénario délaisse son attrait surréaliste au profit d’une surexposition sur les tenants et aboutissants. Dans l’ensemble, le visionnage reste plaisant du fait d’une production artistique maîtrisée, mais son orientation alourdit et évente un rythme et un mystère qui lui réussissaient autrement.