Ironheart
4.6
Ironheart

Série Disney+ (2025)

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« Pourquoi je me prends pour une héroïne ? »

Tu me fais penser à Spock

Prodigieuse ingénieure, Riri Williams conçoit l’armure la plus sophistiquée jamais élaborée depuis celles de Tony Stark.


Une promesse clinquante aux atours trompeurs

Sous l’égide du réalisateur de la saga Black Panther, la série Ironheart se pare d’une ambition ostensiblement fastueuse ; toutefois, ce vernis d’apparat se lézarde bien promptement pour révéler une vacuité affligeante. L’ensemble, hélas, se déploie avec une indigence narrative confondante : tout y semble creux, étiolé, dépourvu de cette étincelle indispensable qui seule eût pu enflammer l’imaginaire du spectateur. Il m’a fallu, non sans une persévérance quasi doloriste, me contraindre à franchir le terme des six épisodes, tant l’ennui, poisseux et tenace, s’y insinuait avec une insistance désolante.


Une héroïne sans relief ni panache

La falote Riri Williams, que l’on eût pu espérer digne héritière de Tony Stark, ne parvient jamais à s’arracher à une insipidité consternante. Là où son illustre prédécesseur brillait par une extravagance piquante et une verve délicieusement imprévisible, la nouvelle protagoniste s’enlise dans une banalité morne, presque scolaire, dénuée de ce relief spirituel qui eût pu lui insuffler quelque prestige. Son parcours, laborieux et dépourvu d’envergure, s’étire sans jamais susciter autre chose qu’un intérêt languissant.


Un format dilué jusqu’à l’évanescence

Le choix du format sériel, loin d’enrichir la trame, donne trop souvent l’impression d’un remplissage laborieux, comme si chaque épisode s’ingéniait à prolonger indûment une matière déjà exsangue. Les péripéties, diffuses et inconsistantes, semblent s’égrener avec une lenteur péniblement artificielle, au point que l’attention du spectateur se trouve mise à rude épreuve.


Une lueur d’originalité dans un océan d’insignifiance

Il serait néanmoins injuste de ne point reconnaître une tentative, certes isolée mais notable : l’opposition entre la technologie sophistiquée de la fameuse armure et les arcanes occultes de The Hood esquisse une idée séduisante. Cette confrontation, aux résonances fantastiques, introduit une tension bienvenue, quoique insuffisamment exploitée pour sauver l’ensemble du naufrage.


Une sévérité dénuée de malveillance

Qu’on ne s’y méprenne point : si ma plume se fait ici sévère, ce n’est nullement par goût de la dépréciation gratuite. Bien au contraire, je me distingue de maints contempteurs systématiques en ce que j’accueille d’ordinaire avec faveur les productions issues de l’écurie Marvel Studios, dont je goûte volontiers les fresques spectaculaires et l’imaginaire foisonnant. Aussi est-ce avec un certain déplaisir, pratiquement à contrecœur, que je me vois contraint d’énoncer ces griefs ; car l’espérance d’y trouver matière à ravissement n’en fut que plus vivement déçue

Bref, cette œuvre, malgré quelques velléités d’audace, s’abîme dans une fadeur persistante, laissant derrière elle le sentiment d’un potentiel dilapidé avec une désinvolture regrettable.

Trilaw
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le 4 avr. 2026

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