Série qui se déroule dans une ancienne plantation de café mexicaine qui n'est plus que ruine apres que la rouille orangée a attaqué les plans de caféiers. Les familles vivent désormais dans une grande précarité et vont avoir une très, très mauvaise idée pour s'en sortir !
La force de la série est que tout est vu par les enfants de ces familles et particulièrement à travers le regard de Miguel. L'histoire prend alors des allures de conte initiatique avec le décor qui va avec : la forêt brumeuse où l'on peut imaginer des créatures terrifiantes, comme los chaneques, esprits qui perdent les enfants, alliés d'une sorcière qui elle les mange. Cette dernière ne serait-elle pas le symbole des parents et de leur acte monstrueux allant jusqu'à envisager le meurtre d'un enfant ? Miguel va devoir traverser son dégoût du monde des adultes et surtout sa peur en vue de sauver son nouvel ami. Mais il ne pourra le faire seul, la série montre bien qu'il se met en danger de mort quand il agit seul. L'intrigue met en avant la fraternité des enfants vs la complicité malsaine des adultes. Elle fait découvrir aux spectateurs par l'intermédiaire de Miguel le visage des vrais monstres.
Le décor mexicain est bien filmé, les jeunes acteurs se débrouillent plutôt bien, mention spéciale à la petite soeur asthmatique de Miguel qui me faisait craquer dès qu'elle disait sa réplique. Les adultes sont parfois filmés de façon trop grossière, on a compris que c'étaient les monstres, pas la peine de les faire surjouer.
Un petit clin d'œil à Stanger Things au début de la série est amusant : une bande de gamins menant l'enquête à vélo dans un décor des années 80.
Les scènes et le décor qui évoquent l'ambiance au Mexique dans les années 80 sont très réussies, notamment la danse de la bruja (sorcière) avec une lumière en équilibre sur la tête. La série regorge de symboles qui ramènent l'intrigue au conte où l'enfant est confronté à sa peur et à la mort pour en triompher. Une belle réussite.