Je sais pas
4.5
Je sais pas

Série France 2 (2025)

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Gamine retrouvée saine et sauve après qu'elle ait traversé une forêt sans réseau téléphonique..

Gamine retrouvée saine et sauve après qu'elle ait traversé une forêt sans réseau téléphonique..

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Comme ne dirait pas un certain présentateur télé :

"Voici trois bonnes raisons de ne pas voir cette projection"

- encore un format insipide de 4 x 52 minutes qui n'a d'autre but que vous fourguer plus et toujours encore plus de pubs afin de vous robotiser et vous esclavager à acheter n'importe quoi !

- étirer un scénario un max pour occuper énormément de grille horaire pas cher et sur deux journées distinctes, alors que la plupart du temps il tiendrait au format 90 mn si on en retirait tous les plans et digressions inutiles...

- recruter des comédiens pas chers dont le cinéma ne veut pas ou plus, ou pire : "pistonnés"...

Toutefois et à son crédit, ce téléfilm démontre la vanité de détourner l'éducation scolaire en "tour -opérateur" dont les voyages ne sont pas du goût où des possibilités financières des familles, et souvent mal encadrés voire transportés au rabais...

Autre chose : ce titre éculé ne respecte pas les règles de langue française (Je NE sais pas) et va mener les enfants au bonnet d'âne s'ils recopient ce mauvais exemple à ne pas suivre...

Un peu comme ceux qui disent je suis TROP content qui n'est pas un superlatif de "très" mais au contraire pas du tout. (Ex : j'ai trop mangé)

Premier épisode :


"Une promenade scolaire en forêt se termine pas la perte (la fugue ? le rapt ?) d'une jolie petite fille...

Quand elle retrouve son chemin, c'est l'accompagnatrice lancée sur sa trace qui est portée disparue ! La gamine (Élodie) est retrouvée ensanglantée, porteuse d'un garrot, et à toutes les questions qu'on lui pose, répond invariablement :

'"Je sais pas" !

Voici une fois de plus une locution impropre de langue française qui va servir de mauvais exemple aux autres enfants en abrégeant la vraie formulation négative de rigueur : "Je ne sais pas !"

Genre "Je suis TROP contente" ce qui veut dire "pas du tout" !

Au lieu de leur faire faire des voyages récréatifs pompeusement baptisés "découvertes", , on ferait mieux d'utiliser le temps perdu à réapprendre correctement le français à nos progénitures, et les enseignants à rester dans leur école pour le leur inculquer...

Quant aux parents d’Élodie, l'union de ses parents ressemble plus au mariage de la carpe et du lapin qu'à la réalité, ce dans un environnement qui ne ressemble pas au niveau financier du français ou belge moyen...

Bien sûr, personne ne semble avoir pensé à soumettre Élodie à un suivi médico-psychique des à la suite des troubles psychologiques dont il est évident qu'elle semble atteinte, et qui s'emmure dans un silence énigmatiques au point que les autres écolières "la surnomment "sorcière" !

En fin de ce premier épisode et pour vous susciter l'envie de voir le second volet (et sa tonne de pubs avec !), cette mise en bouche se termine par la découverte énigmatique du téléphone portable de l'accompagnatrice (lancée à sa recherche, toujours pas retrouvée), et que la gamine garde en cachette tout en étant soumise à des hallucinations ! "

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Alors série d'épouvante, de science-fiction ? La série franco-belge a d'abord été diffusée au royaume de Belgique en 2025, après s'être inspirée du roman éponyme de Barbara Abel paru en 2016 aux éditions Belfond par le scénariste Olivier Prieur.

La réalisation de cette première partie est vive et angoissante à souhaits,, mais quelle drôle d'idée a eue Fred Grivois (1975/----), réalisateur et tâcheron TV depuis 2010, d'avoir recruté Lola Dewaere dans le rôle de mater-Dolorosa !

Elle joue aussi faux que d'habitude, peut-être même plus, et semble complètement à côté de son rôle !

Bref, à elle seule et contrairement à la petite qui elle vit son rôle, elle dénature le film !

Le sujet est planté, et bien planté ! Je vous tiendrai au courant de l'évolution du film et de ma notation !


Second épisode :

Olivier Prieur (le scénariste) n'a pas baissé l'intensité de son récit, et de nombreuses aventures ponctuent cet épisode : tant mieux !

On le suit avec intérêt malgré une Lola Dewaere à l'interprétation toujours aussi mauvaise et évanescente : on comprend que sa fille n'ait d'yeux admiratifs que pour son papa qui lui au-moins essaie de la comprendre ! Encore que....

Le scénariste a aussi repris ce vieux gag des BD de Spirou (entre autres) dont l'éditeur Dupuis exigeait des dessinateurs de son hebdomadaire qui à chaque fin de page d'un récit à suivre, se terminait par une interrogation, un suspense du genre : "Ciel mais c'est une catastrophe ?"

Le lecteur devait ainsi attendre une semaine pour savoir ce qui allait se passer et était incité à acheter le numéro suivant pour attendre la réponse à la catastrophe annoncée:

"J'ai perdu mes clefs de voiture et j'allais rater un rendez-vous, mais finalement je les ai retrouvées dans le double fond de ma veste"

Le plan de fin d'épisode suscite ici la même interrogation et bien sûr, je vous laisse la découvrir !

Mais que d'invraisemblances en cours de route !

Sur les bancs de l'école primaire, un garçon ayant insulté sa copine, celle-ci répond à la provocation en le bousculant mais la chute est mauvaise, et le petit neuneu proteste auprès de l'enseignante en qualifiant la gamine de "psychopathe" !

Vous avez bien lu ! Ben vous en connaissez beaucoup vous des gamins qui utilisent, sachant à peine marcher depuis peu, ce terme que même certains adultes ne peuvent qualifier qu'à

peu près ?

Moi qui croyais l'apprentissage du français en retard par rapport aux anciennes générations !

Et puis la mère, recéleuse du téléphone de l'enseignante disparue, entreprend de détruire un portable pièce à conviction (qui résiste très bien, le bougre !) avant de l'insérer dans un sac plastique (pourquoi ?) et le jeter dans une poubelle non y sans avoir laissé ses empreintes digitales peut-être même de l'ADN !

Ensuite, on voit un auteur de violences encadré de policiers sur la scène d'un crime, et ce sans aucune paire de menottes ni surveillance !

Les mêmes, qui auparavant avaient procédé à une interpellation musclée : deux en uniforme et un barbu en civil...

Au cours de l'arrestation du violent, les deux gendarmes se prennent un KO alors que le civil laisse faire puis se décide à intervenir et lui déboîte l'épaule !

Enfin, on vous bombardera une de ces abréviations policières que l'administration pénitentiaire française chouchoute soigneusement genre OQTS, mais ici c'est OPP... Alors pour que vous ne vous interrogiez pas davantage, ça signifie "Ordre de placement provisoire". et consiste à mettre à l'abri un mineur pour le protéger de toute influence extérieure...

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Troisième et quatrième épisode :

Je m'y attendais : ce troisième opus est déjà moins prenant avec cette enquête de police qui se traîne, les mystères de la petite qui commence à dévoiler au compte-goutte ses secrets...

On dirait même qu'au montage, la succession des plans n'a pas été respectée...

Quant au dernier, on dirait qu'on s'est dépêchés de tout amasser ce qu'on avait oublié en route, et le suivi des choses devient inutilement complexe : un vrai gloubi-boulga !

On se demande pourquoi une des protagonistes, particulièrement véreuse au point d'être virée de la Présidence des parents d'élèves, se met à flanquer le feu à la forêt ?

Très maladroit.... et encore susceptible de suggérer des idées...

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Epilogue :

Attention, je le rappelle : le titre est usé : films, romans : je m'y suis trompé moi-même ! Ici c'est la mini-série de quatre épisodes...

Bien que mon jugement sur les séries ne change pas (il vaudrait mieux un bon film en entier que quatre raccommodages et tant pis, et m.... pour les pubs) mais il y a ici des progrès incontestables de réalisation pour nous intriguer, mais quand même pas nous épouvanter...

Les images et scènes ont été muries et pour une fois pas expédiées...

Ça se laisse donc voir même si certains plans sont inutilement longs ou inutiles !

Malheureusement, il comporte de ces tics des réalisateurs pour user à gogo des gadgets du moment comme hier les "fishe-eyes" et aujourd'hui, des drones ou hélicos à seul but de nous faire découvrir les forêts de dessus ! A la longue, c'est lassant...

Cette histoire est bien trop complexe, et à multiplier les actions tous azimuts, le spectateur se perd ou pire : se détache de l'aventure...

Enregistrant tout ce que je vais voir, j'ai moi-même du revoir plusieurs passages pour être certain que (a+b) ² fasse bien : A² + 2 ab.... enfin la solution !

Ce manque d'une simplicité qu'affectionnait pourtant un Simenon s'aggrave ici drastiquement par un défaut caractérisant de plus en plus d'acteurs et compliquant encore plus un récit labyrinthique : la diction, la prononciation des mots, l'articulation "mangée", et le débit des mots vitesse TGV, comme si les acteurs avaient peur d'oublier leur texte...

Le pire ici est soit une prise de son fantaisite, à moins que ce soit le play-back des dialogues enregistrés !

La palme de la plus mauvaise diction revient à David Kammeno carrément inaudible ou incompréhensible par moments, ce qui est d'autant plus regrettable que sa prestation d'acteur est par ailleurs excellente !

Même travers du reste pour Lola Dewaere qui plante le film...

Finalement, le meilleur du casting sera Michaël Abiteboul qui nous gratifie d'une prestation admirable : le seul rôle auquel on croit car le comédien entre dans son personnage.

Enfin, les bruits et illustrations sonores sont soit parfaites, mais parfois inutiles comme certaines musiques : les grandes douleurs, les frayeurs, les suspenses sont toujours silencieux : souvenez-vous dans "La mort aux trousses" de Hitch,cet homme attendant un rendez-vous dans un endroit désertique, inquiétant, sordide, avec au loin un avion qui rase les champs pour rien...

En résumé: c'est moins infect que certaines autres séries et c'eut pu être encore meilleur.

Mais comme disait Melville : "j'ai pris le parti de ne jamais être satisfait , situation commode !"...

Lequel avait une diction parfaite, tout comme Lucchini....

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.la une (RTBF) les 22 et 29.09.2025- France 2 les 06 et 13.04.2026-


270345
6
Écrit par

Créée

le 8 avr. 2026

Modifiée

le 15 avr. 2026

Critique lue 385 fois

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capitaine89

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ballade au bord du gouffre

bjr ... je me demande pourquoi il n'existe pas de zéro dans les notes .. malgré la qualité des acteurs rien n'est a garder passer votre chemin vous ne perdrez rien .....

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