Quand on regarde Kaamelott premier volet, on voit à quel point un comédien professionnel comme Christian Clavier distance les autres protagonistes sans forcer. Dans la série, l'apparition d'un Antoine de Caunes éclipse tous les autres acteurs. Parce que ces deux-là jouent la comédie, et savent la jouer.
Et tout le malentendu de Kaamelott est là. Dans le caniveau qu'est devenu le paysage audiovisuel français et, par extension, une partie du cinéma notamment humoristique, rempli de parasites sans talent ni métier qui font les mêmes blagues nulles depuis 30 ans, un gars comme Alexandre Astier, curieux et cultivé, c'est une bulle d'oxygène.
Maintenant dans l'absolu, oui il a la tête sur les épaules, oui il a un discours cohérent et structuré quand il parle à la télé. Mais sa série plan-plan qui n'est pas drôle, qui soi-disant ne cherche pas à l'être, et en fait on ne sait pas trop ce qu'elle est censée être ; non. Ce n'est ni un acteur ni un réalisateur, ni un auteur. Un chic type, tout au plus.
5 minutes, chaque fois interminable à regarder des bonhommes du Moyen-Âge parler de façon moderne, pour jouer sur un décalage complètement à côté de la plaque. Il n'y a même pas de concept. Caméra Café, Un gars une fille, Bref, on aime ou on n'aime pas, il y a au moins un concept.
Kaamelott, on t'explique pourquoi tu passes à côté, et tu restes persuadé que non. Ce n'est même pas un problème du genre "C'est pas mon truc", car de truc, il ne semble même pas y en avoir.