Une comédie d'action qui n'arrive jamais a être mieux que sympathique : un rythme très mou, un humour trop souvent timide et une animation assez laborieuse n'aide pas a développer une idée de départ pourtant cool, et l'évolution d'un personnage principal très prometteuse !
Comme son confrère détective réputé, Kill Blue raconte comment un tueur à gages légendaire va se retrouver transformer en enfant, et la mission d'infiltration qu'il devra mener dans un collège pour trouver une solution à son problème de transformation forcé. Une histoire qui semble parfaite pour créer de nombreuses situations compliqués à gérer pour Juzo Ogami, un quadra' un poil dépressif en pleine crise existentielle, et il y en a beaucoup au programme des douze épisodes. Le problème, c'est qu'il a du mal a rendre vraiment amusant tous ces moments. L'humour ne m'a jamais vraiment fait rire, je le trouve très plat. Tout comme le rythme global de la série : c'est lent, ça manque d'énergie pour donner un élan a une comédie d'action. Cette mollesse, ce manque de folie m'a semblé bloqué l'animé a devenir plus divertissant, plus mémorable.
Malgré ce manque d'enthousiasme qui traîne sur tout l'animé, j'ai apprécié le concept autour du personnage de Juzo Ogami : un tueur qui se retrouve dans une position cauchemardesque pour lui, mais va découvrir une nouvelle voie loin du meurtre qu'il a toujours connu. La passion que découvre Juzo autour des études est vraiment cool, c'est un personnage principal attachant et son évolution pourrait faire progresser la série vers d'autres sommets. En preuve, le dernier épisode qui ouvre la porte vers cet éloge de l'éducation face à la violence ! Le reste du casting est aussi assez absurde et variée pour se renouveler à chaque épisode (comme le triple prodige Tenma), mais c'est Ogami qui garde la lumière sur lui tout du long (alors qu'il aimerait franchement l'éviter).
Ce manque d'énergie qui me pose problème, c'est aussi en grande partie dû à l'animation. Même si l'on reconnaît immédiatement la patte de l'auteur de Kuroko's Basket (avec la présence de sa réincarnation en version frère et sœur), le résultat est souvent assez laborieux : c'est terriblement lent, ça n'en fait jamais assez pour offrir des moments excitants ou émouvants. Même dans l'épisode final, la volonté de créer un moment fort pour Juzo reste en service minimum. Kill Blue a eu droit a un service minimum, et c'est dommage.
Kill Blue est un animé qui reste limité par sa lenteur et son manque d'énergie autant dans le fond que dans la forme pour une comédie d'action, mais qui reste prometteur avec l'évolution de son protagoniste qui donne envie d'y croire.