J’attendais beaucoup de "King & Conqueror". La période est passionnante, et le destin de Guillaume le Conquérant mérite, selon moi, une série forte et marquante. Malheureusement, je suis restée à distance presque tout au long du visionnage.
Très vite, j’ai trouvé que la série traînait en longueur. Les épisodes enchaînent les scènes de dialogue, parfois interminables, et j’ai fini par ressentir une certaine lassitude. Là où des séries comme "Vikings" ou "The Last Kingdom" me tenaient constamment en haleine, avec toujours un événement, une tension ou un retournement de situation, ici j’ai eu l’impression qu’il ne se passait pas grand-chose. On parle beaucoup, on se déplace d’un lieu à un autre, on complote… mais sans véritable intensité dramatique.
Je dois aussi avouer que je n’ai pas été convaincue par plusieurs interprétations. Clémence Poésy m’a semblé garder le même ton en permanence, quel que soit le contexte, ce qui m’a empêchée de ressentir les émotions que la série voulait sans doute transmettre. Quant à Nikolaj Coster-Waldau en Guillaume, je ne suis pas parvenue à y croire pleinement : je n’ai pas retrouvé la puissance ni la complexité que j’attendais pour un personnage aussi emblématique.
En revanche, James Norton m’a réellement convaincue dans le rôle d’Harold Godwinson. Il m’a semblé le plus investi, le plus habité par son personnage, et c’est sans doute lui qui m’a permis de rester un minimum impliquée dans l’histoire.
Au final, je ressors avec un sentiment de frustration. Le potentiel était énorme, la période historique est fascinante — même si les alliances politiques ne sont pas toujours simples à suivre — mais l’ensemble manque d’énergie et d’émotion. J’aurais aimé être transportée, vibrer, ressentir la tension de cette conquête… et je suis restée spectatrice, sans jamais être totalement embarquée.