La série est réalisée avec une grande justesse, et merci à Valérie Bonneton pour son interpétation.
lle dénonce la vérité de beaucoup de femmes en France et dans le monde entier, et le manquement de la Justice française, et la responsabilité des autorités .
Nous sommes pris aux tripes dès le premier épisode, puis suivons plusieurs victimes qui traversent chacunes des violences différentes : meurtre, violence physique, menace de mort, violence psychologique, viol, suicide forcé. Laura Stern ne catégorise pas les violences, elle considère les victimes comme telles, et ne leur remet aucune responsabilité sur le dos.
Grâce au personne de Jamila, nous assistons à une scène qui met en lumière qu'une victime ne peut décider de "s'en aller", même lorsque la situation semble des plus simples (à l'aise financièrement, sans enfant), et met l'accent sur l'importance que l'emprise peut avoir sur une femme victime de son mari et sur l'impuissance des témoins et de l'insuffisance des autorités.
Nous assistons également au détachement du mari de la protagoniste, qui dénonce que les hommes peuvent se permettre de fermer les yeux sur la réalité de ce que vivent des milliers de femmes. Ils préfèreront rester silencieux et juger la colère des femmes et leur sororité, Simplement pour préserver leur petit confort.
Les victimes ne sont pas protégées, elles sont laissées à l'abandon et c'est une réalité sur laquelle nous fermons les yeux collectivement.
"Etes vous pour la peine de mort ?", le procureur rappelle le positionnement de Laura Stern concernant la peine de mort, omettant la mort qu'attend les femmes victimes de leur mari : laisser une femme auprès de son mari violent est une condamnation à mort. Laura Stern a choisi de faire mourir le bourreau plutôt que la victime. Nier que les femmes auraient été tuées c'est nier les femmes décédées.
La fin de la série, aussi choquante soit elle, rappelle que les femmes ne gagnent jamais face aux hommes dans notre société. La Justice française ne fait pas justice aux femmes, les hommes s'en sortent, et leur violence dépasse le pouvoir de la République.
Aujourd'hui, en France, la vie des femmes vaut moins que celles des hommes violents.
Violence partout, justice nulle part.