Le studio d’animation Orange existe depuis longtemps. Fondé par Eiji Inomoto pour réaliser les Tachikoma en 3D de Ghost In The Shell: Stand Alone Complex, il est devenu un acteur régulier de l’image de synthèse au Japon. Hoseki No Kuni (titre original) marque pourtant leur première production en solo. Franchement, j’aimerais bien mettre une note technique à cette oeuvre, qui marquera sans doute un tournant dans l’histoire de l’anime. Les visuels se distinguent par les transitions pratiquement invisibles entre 2D et 3D, l'éclairage et les rendus impeccables, et la mise en couleurs magistrales. La composition habile des scènes d’action prend avantage de la technique de rendu et délivre une impressionnante fluidité, sans jamais compromettre la richesse visuelle.
J’applaudis la prouesse technique, équivalente pour le monde de l’anime à l'étalage de style du film d’animation Spiderman de Sony, sorti un an plus tard. Et ca me donne envie de passer sur les faiblesses du support narratif. Si vous voulez juste en prendre plein les mirettes, voir de beaux paysages en écoutant de la musique relaxante, allez-y, cet anime est fait pour vous. La structure narrative est malheureusement on ne peut plus classique pour de la science-fiction japonaise. Un univers futuriste mystérieux et inexpliqué, des personnages archétypaux, que l’on veut nous vendre asexués, mais qui pourraient autrement sortir tout droit de Sailor Moon… Et surtout, aucun progrès après 12 épisodes, puisqu’il faut bien nous vendre une deuxième saison. Aucune innovation à ce niveau, donc, même si l’univers est sympatoche et la qualité des dialogues probablement acceptable. Bref, une histoire moyenne/bonne qui vaudrait sans doute un 5/10, mais je mets 6 parce que les visuels dépotent et valent définitivement le détour.
J’avoue que même si Stand Alone Complex est certainement une de mes séries d’anime préférés, je n’avais pas vraiment porté attention à Orange jusqu’ici. Il s’agit incontestablement d’un studio à la pointe de l’animation dans le monde, et je vais suivre attentivement leurs productions futures, à commencer par Beastars.