L'esprit critique
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L'esprit critique

Émission Web Instagram, TikTok, YouTube (2022)

Esprit Critique ou Esprit Cynique ? Le doute est permis (MAJ du 22/06)

Après avoir écrit une première critique sur cette chaine (toujours disponible ci-dessous), les dernières informations m’obligent à effectuer un petit récapitulatif des événements et à exprimer un nouvel avis :


Tout d’abord j’ai écrit ma première critique le 22 février après avoir découvert cet article France Info / France 3 Nouvelle-Aquitaine écrit par la journaliste Julie Chapman :


22/12/2024 - Manipulation, fake news, mensonges : 1 800 jeunes formés par un influenceur à l'esprit critique pour "être moins bêtes ensemble"


... mais sans avoir eu connaissance d’une enquête réalisée par le journaliste / streameur Mathieu Burgalassi :


19 janv. 2025 - UNE CAGNOTE À 2 MILIONS € ? LE PROBLÈME AVEC L'ESPRIT CRITIQUE


Peu après la publication de mon avis sur SensCritique est sortie une nouvelle vidéo d’investigation sur la chaine l’Hydre Aux mille têtes :


20 mars 2025 - Ce que cache vraiment L'ESPRIT CRITIQUE (et pourquoi c’est GRAVE) [ST]


La chaine Esprit Critique n’a pas répondu aux questions soulevées, ce qui n’a pas empêché l’Hydre Aux mille têtes de poursuivre ses recherches avec le résultat que voici : un article publié le 9 juin 2025 dans la revue en ligne Stup.Media sous le pseudo Washi :


9 juin 2025 - 1 800 000 € pour mieux penser : L’Esprit Critique à l’épreuve de ses ambiguïtés


L’article est instructif. Il fait le point sur les problématiques soulevées par la chaine, son fondateur Alexis Bellas et surtout la « formation à l’esprit critique » Cogito qui est actuellement toujours en cours d’élaboration. Aucune illégalité n’est révélée mais un certain nombre de pratiques discutables qui mettent à mal l’image de marque aseptisée de la chaine. Ironiquement le principal motif d’étonnement provient de la réponse d’Alexis publiée en fin d’article à sa demande. Alexis émet une série d’attaques personnelles envers Washi et Mathieu Burgalassi (relecteur de l’article) sur la forme de l’enquête journalistique sans aucune réponse sur le fond. Une charge qui interroge lorsqu’on la compare à la maîtrise de soi affichée par Alexis dans ses vidéos.


Dans le même temps Washi / l’Hydre Aux mille têtes a publié une vidéo pour présenter son article et répondre à Alexis :


14 juin 2025 - Esprit Critique, l'article + Critique des critiques qui critiquent le critique de l'Esprit Critique


Et peu après Mathieu Burgalassi a aussi répondu au réquisitoire d’Alexis :


15 juin 2025 - ESPRIT CRITIQUE : C’EST PIRE QUE PRÉVU (ALEXIS BELLAS M’ATTAQUE !)


Tout ceci m’oblige à réviser mon jugement. Autant le parcours personnel d’Alexis m’importe assez peu, autant le flou régnant sur la création du parcours Cogito pose problème. Trois points majeurs sont à soulever selon moi :


1) Une certification d’esprit critique est-elle possible ? Cogito se veut un équivalent des TOEFL ou un TOEIC pour l’anglais et officiellement la réalisation du parcours fera appel à une équipe de scientifiques. Or s’il existe des recherches pour quantifier l’intelligence (notamment le polémique QI), il n’existe pas de définition claire de ce qu’est l’esprit critique et encore moins de méthodes permettant de le mesurer. L’article de Stup.Media indique d’ailleurs que cette promesse d’une certification qualitative reconnue pourrait être abandonnée.


2) Quel est le vrai coût de la réalisation de cette formation ? Dans l’article de Stup.Media la directrice exécutive de Cogito déclare que la somme d’1,8 millions d’euros, à laquelle « il faut soustraire (…) les 20% de TVA reversés à l’État » « correspond exactement » à la masse salariale de l’équipe de Cogito pendant 12 à 18 mois, à l’achat d’un serveur sécurisé et à quelques frais logistiques. Ici le mot-clé est « exactement ». Alors que le financement participatif KissKissBankBank a dépassé les espérances les plus folles – 1,8 millions d’euros récoltés pour 50 000 minimum et 1 million maximum demandés - il se trouve que cette cagnotte s’avère maintenant égale au montant nécessaire pour la réalisation du parcours. Étonnant.


Essayons d’y voir plus clair. La page du financement participatif indique une répartition du financement comme suit : 20% de TVA, 7% pour KissKissBankBank, 8% de développement de la plateforme et 65% de salaires et cotisations. Si le coût de la TVA et de la commission KissKissBankBank est sûr, le reste de ce quota est extrêmement flou, notamment parce qu’il est exprimé sans prise en compte de la différence d’échelle entre les paliers. Les 8% de développement de la plateforme correspondent-ils à 8% des 50 000 € du premier palier de financement ou à 8% de 1 million d'euros du dernier ? Pareil pour la masse salariale qui n’indique pas la différence entre celle nécessaire à court terme pour la réalisation du parcours et les besoins à long terme pour sa gestion.


Faisons donc preuve d’un peu d’esprit critique. Pour la partie développement de la plateforme, soyons honnêtes, en 2025 la création d’un site web et la location d’un serveur sécurisé de type AWS ou Cloudflare ne coûte rien (ce dernier est d'ailleurs l'hébergeur du site https://www.lespritcritique.fr au Canada). Une fois la formation Cogito mise en ligne, le coût du matériel et de la maintenance seront modestes.


Passons à la partie création du parcours. La page du financement participatif indique que le parcours complet (à 2 niveaux comme prévu à l’origine, aujourd’hui passé à 3) nécessite 200 000 €. Sachant qu’il existe des livres d’apprentissage à l’esprit critique vendus pour quelques euros et qu’internet propose un vivier de connaissances gratuites sur ce thème, on peut se demander quelle sera la valeur ajoutée de cette formation en dehors de son aspect didactique. La question est d’autant plus importante qu’il semblerait qu’Alexis recycle d’anciens articles personnels sur le sujet et que, hormis l’arrivée d’une poignée de personnes qualifiées, la collaboration prévue avec les scientifiques reste toujours dans le floue 6 mois après le démarrage du projet (tout ceci en contradiction avec les promesses que le parcours Cogito serait encadré par « un comité scientifique » et bénéficierait du concours d'« une armée de doctorants pour écrire plein de trucs intelligents, des profs pour faire un truc efficace pédagogiquement »). Malgré l'évolution de la formation qui est passée 2 à 3 niveaux, tout porte à croire que ce montant minimal de 200 000 € est déjà surévalué.


Mais ce n’est pas fini car les autres paliers de financements demandent 200 000 € de plus chacun pour des requêtes apparemment simples à réaliser : 200 000 pour la création d’une certification officielle, 200 000 pour la mise à disposition de la formation dans les collèges et la réalisation d’une conférence, 200 000 pour la traduction du parcours en anglais et même 200 000 pour cette déclaration d’intention floue d’inviter l’Esprit Critique à la présidentielle 2027 (!). 800 000 € pour tout cela ? Non, quelques milliers ou dizaines de milliers tout au plus.


Reste la masse salariale. Actuellement l’équipe se compose de 10 personnes et ce nombre ne devrait plus beaucoup bouger, sinon en diminuant une fois la conception du parcours réalisée. Il est aussi dit que la réalisation du parcours prendra entre 12 et 18 mois. Ce qui nous amène à une petite estimation au doigt mouillé. Partons du financement obtenu de 1,8 millions d’euros et ôtons les 20% de TVA et les 7% de KissKissBankBank, reste 1,3 millions. Sachant que le coût réel de la réalisation de cette formation doit être bien inférieur aux exigences demandées et d’autant plus à la fantastique cagnotte obtenue ; sachant que les frais nécessaires pour le matériel et la logistique sont faibles ; sachant que la chaine bénéficie toujours d'un crowdfunding régulier sur Tipeee dont la collecte s'élève aujourd'hui à plus 7 000 € par mois ; sachant que la masse salariale est répartie sur une durée comprise entre 12 et 18 mois ; tenant compte de la dispersion des salaires entre petites mains et responsables ; tenant compte enfin des dividendes touchés par les principaux actionnaires de la société SAS August qui produit le parcours Cogito et notamment ceux du directeur général Alexis Bellas et du président François Morin… on obtient alors un usage du financement participatif KissKissBankBank qui étonnerait sans doute plus d’un souscripteur.


3) Le parcours Cogito doit-il s’inviter dans les écoles ? C’est à mon avis le point le plus litigieux. A mon sens n’importe quel citoyen devrait s’interroger sur le fait qu’une entreprise privée démarche l’Éducation nationale pour y implanter un produit ne bénéficiant d’aucune garantie scientifique, ne correspondant à aucune réglementation pédagogique et ayant toutes les caractéristiques d’une formation en développement personnel. On comprend l’intérêt d’un point de vue mercantile : pour l’Esprit Critique l’Éducation nationale correspond à un marché de plusieurs millions de clients/élèves potentiels au renouvellement assuré. De plus la proposition faite aux particuliers de financer des classes de collèges et lycées donne un caractère caritatif à l’entreprise, ce qui valorise son image de marque. Et sans oublier la possibilité par l’Esprit Critique d’obtenir des financements publics : ainsi en décembre 2024 la région Nouvelle-Aquitaine annonçait débourser 60 000 euros pour diffuser la formation à 2 000 élèves de la région. Un partenariat dont on n’a plus de nouvelles mais qui indique tout l’intérêt qu’à l’Esprit Critique à faire de l’État français son principal client. Une association avec la sphère publique d’autant plus bienvenue qu’elle institutionnaliserait nos influenceurs et leur permettrait de réaliser des ambitions politiques exprimées ouvertement tant dans les vidéos de la chaine que sur la page KissKissBankBank (« À 1 000 000€, L'esprit critique s'invite sérieusement dans la présidentielle de 2027. »).


En fait cette collaboration entre L’Esprit Critique et l’Éducation nationale peut paraître étonnante car la chaine entretient une relation critique avec l’État. Déjà, implanter une formation d’esprit critique à l’école implique que le ministère a failli dans cet objectif. La chaine assume explicitement ce positionnement à la fois sur le Tipeee de la chaine : « malgré le plaisir qu'on prend à fabriquer L'esprit critique, on regrette un peu d'avoir à exister. Si on apprenait tout ça à l'école, nous on irait piloter des planeurs ou planter des salades. » ou sur KissKissBankBank : « L’esprit critique fait partie des compétences définies par l’Éducation nationale. Sauf qu'elle ne donne pas vraiment aux profs les moyens de le faire. ». On a connu plus flatteur mais ce n’est pas tout. La chaine a aussi fait part de son désaveu à l’encontre du fonctionnement actuel de la Ve république :


Il n’y a pas besoin d’être docteur en droit constitutionnel pour voir que la machine à prendre les décisions qu’on appelle Ve république, elle va pas bien. Et on se dit : mais tout le monde le voit ! ça va être le grand sujet ! On va enfin tous discuter de comment repenser la Constitution pour ne plus être bloqué comme ça. Peau de Zébi.

S3E10 - « L’esprit critique à l’Elysée ? »


La France n’est pas une démocratie. La France est une république. Dans une démocratie les gens ont le pouvoir. Dans une république on désigne des gens qui vont exercer le pouvoir. Alors une république ça a pas mal d’avantages, le premier étant de régler les problèmes en discutant plutôt qu’en se tapant les uns les autres. Mais une république ça a aussi un ou deux inconvénients assez structurels dont celui d’attirer aux responsabilités tout ce que notre groupe d’Homo sapiens compte de gens qui ont des certitudes, de gens qui aiment être vus, de gens qui aiment le pouvoir, bref peut-être ceux à qui il faudrait le moins le donner. Il faut résister à notre envie, pourtant très tentante ces derniers temps, de penser qu’ils sont tous nuls. Ils sont pas tous nuls. A notre humble avis c’est juste qu’ils jouent avec des règles qui produisent cette forme de nullité là. Peut-être que vient peu à peu le temps de sérieusement penser à améliorer les règles…

... - Part. 2/3 et ... - Part. 3/3


Dernier sujet en date, la réforme des retraites va être adoptée avec l’article 49.3, c’est-à-dire avec un vote sans discussion à l’assemblée nationale. Alors ce 49.3 soulève à notre sens le premier enjeu de la politique : la légitimité du pouvoir. On est un groupe de 67 millions de personnes et ont a des décisions à prendre. La politique c’est : qui est légitime pour prendre des décisions et faire passer un peu de sa vision du monde. Alors faisons la différence entre ce qui est légal, c’est-à-dire ce qui est conforme à la loi, et ce qui est légitime, c’est-à-dire ce qui est fondé en raison, en justice, en équité. La question qui se pose n’est pas de la légalité. Le président est élu. Le 49.3 est dans la constitution. La question est celle de leur légitimité. En démocratie quand 3/4 des gens sont contre une idée, est-ce que le pouvoir, même élu, peut l’appliquer quand même ? Qui est fondé en raison, en justice et en équité pour prendre des décisions ? Le président ? L’assemblée nationale ? Ou la grande majorité des gens ? Chacun décidera. De cet enjeu en découle, on pense, un autre : quand il y a un tel flou sur la légitimité du pouvoir, est-ce qu’il n’est pas temps de la repenser ? Est-ce que cette crise ne nous oblige pas à nous demander si la Ve république est encore la meilleure manière d’organiser la prise de décision de notre groupe ?

La légitimité du pouvoir - Part. 1/2 et Part. 2/2


Je laisse à d’autres le soin d’analyser l’orientation idéologique de nos influenceurs. Ce qu’il faut noter est que l’Esprit Critique défend des idées politiques. C’est son droit et une capsule rappelle justement qu’il n’a jamais prétendu être neutre, mais on peut se demander si la chaine réussira à arbitrer ce conflit entre intérêts pédagogiques, économiques et politiques, et cela notamment dans le contenu de son parcours Cogito.


Tout ceci m’amène à répondre à la conclusion de ma première critique. L’esprit Critique est-il devenu l’Esprit Cynique ? Tant que l’Esprit Critique refusera d’en dire plus sur le développement du parcours Cogito, sur l’utilisation réelle du financement participatif, sur sa volonté d’implanter la formation dans les écoles et sur ses projets politiques, alors oui tous les doutes sont permis et il est nécessaire de soutenir les investigations journalistiques proposées par Washi/l’Hydre Aux mille têtes et Mathieu Burgalassi. Merci à eux pour ces initiatives et espérons qu’ils en inspireront d’autres.


(Première critique du 22/02) : "Esprit critique", une certification bientôt sur votre CV


L’Esprit Critique est un collectif indépendant créé il y a deux ans par Alexis Bellas et Nathan Aubineau et qui s’est donné pour objectif de promouvoir l’esprit critique en animant une chaine pédagogique sur les réseaux sociaux. Avec 1 million d’abonnés et une récente campagne de financement participatif qui lui permis d’obtenir 1,8 millions d’euros sur les 50 000 demandés, le succès de l’entreprise est éclatant et témoigne de l’intérêt du public sur un sujet qu’on aurait pu croire de niche.



Ce succès, L’Esprit Critique le doit d’abord à des productions simples mais parfaitement calibrées : des vidéos en majorité très courtes sur un thème rhétorique ou politique, présentées par un Alexis qui cultive sa ressemblance avec Steve Carell en parsemant ses analyses d’un humour pince-sans-rire. Le cadre bienveillant et la voix posée d’Alexis entraîne d’autant plus facilement la sympathie que les sujets considérés ne prêtent guère à polémiques : tout le monde sera d’accord sur le caractère pernicieux des sophismes ainsi que sur les petits arrangements des politiques avec la vérité.



L’Esprit Critique a fait du format minimaliste TikTok sa marque de fabrique, ce qui lui permet de brasser une large audience mais impose aussi une limite sur la qualité de ses vulgarisations. Comment parler de la démagogie, du biais de négativité ou de l'État de droit en deux minutes ? Evidemment un tel format ne permet guère de dépasser le niveau de complexité d’une définition Wikipédia voire Larousse. Néanmoins si l’intention de L’Esprit Critique était de faire découvrir des idées nouvelles au grand public et de l’encourager à s’y intéresser, on ne pourrait que le féliciter.



Mais le succès de la chaîne semble avoir rebattu les cartes et fait pousser des ailes aux ambitions du collectif qui, après les capsules TikTok, souhaite désormais lancer une formation certifiante dispensable dans les écoles et présentable sur les CV. Je cite : « Cogito est un parcours en ligne de 18 heures qui vise à faire de l'esprit critique un socle commun pour tous. Il est conçu pour permettre aux jeunes d’acquérir des compétences fondamentales autour de cette pratique […] il sera, comme le TOEIC ou le TOEFL (deux tests pour l'anglais), une certification de compétences intellectuelles et humaines essentielles à faire apparaitre sur son CV face à une école ou une entreprise, qui atteste sa capacité à faire valoir sa pensée critique. » Chaque niveau de cette formation (trois prévus) coûtera environ 100€ pour les particuliers et 250€ par classe de Terminale.



En un sens l’intention est louable. Inculquer l’esprit critique à chaque futur citoyen devrait être une mission naturelle de l’Éducation nationale. Mais peut-on acquérir une tournure d’esprit intellectuelle à travers une formation en ligne de quelques heures ? Bien évidemment non, pas plus qu’on ne peut l’apprendre avec des capsules vidéo : il faut du temps pour que des connaissances nouvelles impriment la mémoire et davantage encore pour devenir des réflexes. Que notre collectif souhaite remédier à un travers éducatif est estimable, mais proposer pour cela une formation minimale et payante revient à réaliser le contraire de l’esprit critique.


Pour développer leur mission éducative, notre collectif disposait pourtant de plusieurs options autrement vertueuses : des cours et des décryptages avancés à travers des vidéos longues, la création d’une application d’apprentissage continue façon Duolingo ou Babel, l’écriture d’un manuel ou la fondation d’un Wiki. Mais L’Esprit Critique en a décidé autrement et a préféré prendre la trajectoire d'un coach en développement personnel. Une alternative moralement moins défendable, mais certainement plus fructueuse.


D’autres choses seraient à dire, notamment le fait que les analyses proposées usent souvent des mêmes procédés rhétoriques condamnés par ailleurs (notamment le Cherry picking) ou leur apparente neutralité politique qui n’empêche pas des préférences évidentes dans le choix des attaques comme dans celles des idées défendues. Rien de bien méchant, de trop militant, mais il existe néanmoins un mélange des genres entre la volonté pédagogique initiale et une politisation qui s'affirme depuis la dissolution.



L’Esprit Critique n’est pas encore devenu L’Esprit Cynique mais son succès l’amène à s’éloigner de ses idéaux de départ. Il révèle aussi les limites d’un duo de départ capable de réaliser de courtes vulgarisations mais dont les analyses se montrent assez génériques durant les vidéos plus longues. La collaboration prévue avec des scientifiques pourra-elle y remédier ou servira-t-elle surtout de caution intellectuelle a des projets lucratifs ? L’avenir nous le dira.



Cigarillo
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Créée

le 2 févr. 2025

Modifiée

le 21 juin 2025

Critique lue 4.4K fois

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