Pourquoi tout le monde adule cette série chiottesque ?!

Un nanar de plus ou de moins sur Netflix, ce n'est pas gênant. Le succès de cette série parfaitement débile de bout en bout est un mystère que Hercule Poirot et Maigret réunis auraient du mal à démêler.
Le tintouin médiatique laissait présager une originalité dans l'histoire, dans la mise en scène, dans le point de vue. On reconnait que l'idée de départ est sympathique, imprimer des millions de billets intraçables à même la banque. Dommage que l'incompétence des scénaristes, réalisateurs, acteurs, musiques, se soit greffée au projet.
Que ce passe-t-il dans la Casa de Papel ?
Il se passe qu'une bande se prépare au plus grand casse de tous les temps. Ils s'en sortent plutôt bien... sauf que... ils agissent comme des gosses, font des caprices, modifient le plan, choisissent les mauvaises solutions, laissent s'échapper des otages... Ce sont tout sauf des pros, ce qu'on essaie par ailleurs de nous faire croire. On ne comprend pas les fonctions de chacun. On sait qu'il y a un petit génie en informatique mais on ne le voit jamais en action (enfin si, il distribue des sandwichs).
Des gentilleries dégueulasses ponctuent les pleurnicheries sur fond de longs discours longs discours longs discours, satanée manie de déployer des phrases creuses sur trois minutes !


Le jeu des acteurs est catastrophique. Le professeur est crispé comme une moine dans un cabaret. Pourvu qu'il se détende avec Raquel... Mais non, puisque c'est l'inspectrice, problème ! Quoiqu'il en soit, on nous martèle bien qu'il est sincère dans ses sentiments. Il tombe amoureux de celle qui veut le démasquer - Hum... on ne l'aurait pas déjà vu 1000 fois ce scénario ? Idem pour le jeune qui s'amourache de la fille enceinte et la convainc de ne pas avorter (on est bien en Espagne).
Du sentimentalisme à n'en plus finir.
De la morale à trois sous.
Un ENORME manque de crédibilité de l'intrigue.
Des clichés, des clichés, des clichés.


Une des scènes phares de cette série sotte, disons la scène qui incarne le mieux l'essence de cette production ciné, est celle d'Angel qui vient de se faire renvoyer. Monsieur est amoureux de Raquel (le mec ne doute de rien), qui vient de le renvoyer. Alors que fait-il ? Il roule, vroum vroum à fond la caisse, descend de la vodka au goulot et laisse une quinzaine de messages à sa boss en la traitant tantôt de "grosse pute", tantôt en s'excusant de lui avoir dit "grosse pute". Il boit, il boit, et les plans caméras sont lassants, lassants, insert sur les roues qui chauffent le bitume, coups de volant violents, carrosserie qui cogne la barrière de sécurité. L'acteur joue l'ivresse comme s'il ne s'était jamais pris une cuite (peut-être un membre de l'opus dei ? - ça expliquerait bien des choses) Accident de voiture - mais attention il ne meurt pas, ça ferait pleurer la ménagère - alors qu'il venait de trouver la preuve de la culpabilité du professeur. Pourquoi n'a-t-il pas prévenu Raquel ? Ne lui a-t-il pas laissé un message ? Mais parce que sa boîte vocale est PLEINE pardi, pleine de ses messages A LUI, qui lui disait "grosse pute". A quelle heure une boîte vocale est pleine pour quinze messages ? Ne pouvait-il pas laisser un SMS ? Bien sûr, devinez où est Raquel pendant ce temps ?


Elle fait la "grosse pute" avec le professeur


Pauvre Angel....


Deuxième exemple qui prouve qu'on nous prend pour des cons. L'un des otages parvient à scotcher dans les chiottes du matériel d'évasion. Un de ses comparses s'y rend, et récupère le matériel, c'est-à-dire descotche tout, rescotche avec du nouveau scotche, du gris, du gros, qui fait du bruit. Où est le problème ? Un des gardes est à 30 centimètres derrière la porte, et il n'est pas sourd ! Critch critch, mais non, il ne relève pas que potentiellement se trame quelque chose. C'est d'une aberration ! Ou bien peut-être n'ont-ils jamais utilisé de scotch. Cette série me prend beaucoup de temps et d'énergie : j'ai essayé plus d'une heure de dérouler du scotch sans faire de bruit C EST IMPOSSIBLE.


La série est construite toute entière sur ce genre de balourdises, visuelles, scénaristiques, morales.
C'est donc une série passionnante à regarder tant elle est idiote, d'autant plus que vous pouvez partir à la chasse au secret de son succès, totalement incompréhensible.

Faust-In
1
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le 24 oct. 2018

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