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le 2 avr. 2025
SuivreUne volonté inébranlable
Ae-soon veut devenir poétesse. Gwan-sik, lui, ne souhaite que rester à ses côtés, l'aimer et la rendre heureuse. Nés tous deux dans les années 50 sur l'île de Jeju, nous suivons leur parcours...
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J’ai lancé cette série avant tout pour Moon So-ri, et parce qu’elle patientait depuis un bon moment dans ma liste à voir sur Disney+. Mais je dois l’avouer : je m’attendais à tout autre chose.
Je croyais avoir affaire à une romance de bureau. En réalité, La Course au Succès est une série réaliste qui nous plonge dans l’univers froid et codifié d’une grande entreprise coréenne, Seyong. Une culture d’entreprise marquée par la rigidité hiérarchique, le mépris social, le cynisme managérial et une politique RH qui flirte dangereusement avec le "Human Washing". Le recrutement de Park Yoon-jo, issue d’un petit cabinet et intégrée dans le cadre d’un programme de diversité, sert d’entrée en matière à une critique sociale aussi fine que lucide.
Visuellement, la série est très soignée. Lumières, couleurs, composition des plans : tout souligne avec justesse les rapports de pouvoir ou les instants d’intimité. Un vrai soin est apporté à la mise en scène.
Mais le rythme est lent, et le récit reste enfermé dans son environnement d’entreprise : intrigues internes, rivalités, petits arrangements entre collègues… La romance annoncée entre Jae-min et Yoon-jo, pourtant pleine de potentiel, reste trop en retrait. Manquant d’évolution émotionnelle, elle finit par paraître secondaire, presque décorative. À force de se focaliser sur les tensions professionnelles, la série finit par éclipser l’humain — et avec lui, mon intérêt.
Heureusement, deux femmes redonnent souffle à ce monde figé. D’un côté, Yoon-jo (Lee Yeon-hee), idéaliste, honnête et lumineuse. De l’autre, Yi-jung (Moon So-ri), stratège calme, et libre. Ensemble, elles dessinent une brèche : celle d’un monde du travail plus juste, plus humain. Mention spéciale à Lee Yeon-hee et Moon So-ri, parfaites dans leurs rôles de femmes modernes, dignes et décidées à faire entendre leur voix. Hong Jong-hyun (que j’ai découvert) dans le rôle de Jae-min était également très convaincant. J'aurais aimé voir davantage d'interactions avec Yoon-jo
La série aborde des sujets rarement traités de manière aussi franche, comme la diversité en entreprise, la pression au travail et la résilience des femmes. Mais elle a du mal à tenir sa promesse, en privilégiant trop souvent des situations de bureau un peu trop mécaniques, au lieu de jouer sur l'émotion. Elle se transforme assez vite en chronique sociale sur les dérives de la grande entreprise coréenne. Bien qu'ambitieuse et intéressante, elle comporte de bons moments, mais son rythme inégal a fini par me lasser.
Créée
le 19 avr. 2025
Critique lue 349 fois
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