Je ne prends pas le train en route, je suis ravi de retrouver la délicieuse Mrs. Maisel pour une dernière saison de cette série à 200 à l'heure, hilarante et qui a un charme fou ! Je propose un 9 pour cette série exceptionnelle !
Tous les efforts de Midge Maisel auront-ils été vains ? La princesse juive new-yorkaise qui s’est lancée sur les scènes de Greenwich Village va-t-elle devenir une version fictive de Joan Rivers ou d’Elaine May, les pionnières du stand-up ? Il ne sera pas besoin d’attendre le dernier épisode de cette ultime saison pour le savoir. Juste le début du deuxième qui montre Mrs Maisel (Rachel Brosnahan) répondant aux questions de Mike Wallace dans 60 Minutes, le plus prestigieux des magazines d’information de la télévision américaine.
La question ne sera donc plus de savoir quel est le prix de l’indépendance, du renoncement, mais d’évaluer celui du succès, de mettre en scène la métamorphose d’une rebelle en notable, sans renoncer à la légèreté qui est la marque de fabrique de la série. La garde-robe de Midge reste inépuisable (l’une des meilleures séquences de ce début de saison la voit réfléchir à la tenue qui siérait le mieux à son premier « emploi assis », celui d’autrice pour une émission de variétés). Susie Myerson (Alex Borstein) a beau gagner ses galons de superagente artistique, sa colère ne s’éteint pas. Quant aux parents de Mrs Maisel (Tony Shalhoub et Marin Hinkle), leur couple dysfonctionne sans désemparer. Ces adieux s’annoncent doux, à peine teintés d’amertume...