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11 critiques
Olala...
Les séries de Taylir Sheridan, c'est... particulier. Celle-ci ne fait pas exception. Tout pousse à hurler : masculinité ++ où les femmes sont soit dangereuses soit débiles (toujours jolies et souvent...
le 27 nov. 2024
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J’ai dévoré les deux saisons de Landman. Cette série n’est ni une apologie du pétrole, ni un manifeste conservateur, ni un guilty pleasure misogyne. C’est une œuvre sur ce qui nous reste quand tout s’effondre : la famille qu’on se construit.
Le génie de Sheridan, c’est de partir de la caricature pour arriver à l’humain. Oui, au départ Angela et Ainsley ressemblent à des archétypes insupportables. Oui, Tommy incarne le cowboy bourru. Mais c’est justement tout le sel : Sheridan part de ces clichés pour les déconstruire, touche après touche, jusqu’à ce qu’on adore ces personnages parce qu’on découvre leurs blessures, leurs contradictions, leur humanité. Regardez Ainsley : de la cheerleader superficielle à celle qui défend courageusement Paigyn, sa colocataire non-binaire, contre des harceleurs dans le finale de la saison 2.
Sur la mixité : tout le monde critique soit les “stéréotypes latinos” soit le “masculinisme” et la critique implicite du wokisme. Mais la diversité ethnique dans Landman n’est pas performative, elle est organique. Les équipes sont multiethniques parce que c’est comme ça au Texas pétrolier. Comparé au Seigneur des Anneaux qui place des elfes noirs pour des raisons idéologiques, Sheridan montre juste la réalité. Et cette réalité est belle : Blancs, Noirs, Latinos travaillent ensemble, s’engueulent, se respectent, s’aiment vraiment. Boss fait partie de la famille de Tommy. Les ouvriers latinos morts dans l’explosion ? Tommy les pleure comme sa propre famille. Parce que c’est sa famille de travail, forgée par vingt ans de dangers partagés.
Le vrai message : on ne subit pas sa famille, on la construit. La famille n’est pas définie par le sang mais par le choix, la loyauté, le sacrifice partagé. Et au-delà des origines, des différences, des préjugés - on peut apprendre à vraiment s’aimer. Pas avec des grands discours, mais dans l’épreuve.
Tout l’univers Sheridan tient dans cette vérité : la famille est la seule chose qui justifie la lutte. Le bien et le mal n’existent pas comme concepts abstraits. Ce qui compte c’est : as-tu protégé les tiens ? As-tu transmis quelque chose de mieux que ce que tu as reçu ? As-tu réparé les cycles cassés ? Cooper tue le violeur d’Ariana - c’est mal ? Peu importe, il protégeait sa famille. Tommy s’associe au cartel - c’est mal ? Peu importe, il construit quelque chose pour transmettre à Cooper.
T.L. à 80 ans qui refuse de capituler, c’est le symbole parfait : tant qu’on respire, on peut encore transmettre, réparer, construire. “The time is coming when tragedy is gonna dominate our days. But not today. Today we win.”
Sheridan ne juge jamais. Il montre. Le pétrole détruit l’environnement ? Oui. Le système est corrompu ? Oui. Les gens meurent pour enrichir des milliardaires ? Oui. Et pourtant Tommy continue, pas par cynisme, mais parce que c’est sa vie, son métier, ses gens.
Une série imparfaite, excessive, parfois trop virile, souvent provocante. Mais profondément authentique sur ce qui compte : construire une famille choisie, transmettre mieux, réparer les cycles cassés.
9/10
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Créée
le 14 févr. 2026
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7
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Les séries de Taylir Sheridan, c'est... particulier. Celle-ci ne fait pas exception. Tout pousse à hurler : masculinité ++ où les femmes sont soit dangereuses soit débiles (toujours jolies et souvent...
le 27 nov. 2024
3
11 critiques
Alors autant j'apprécie un certains des autres oeuvres de Sheridan, en passant de côté certains aspects un peu trop virilistes pour du guilty pleasure assumé, autant là je peux pas passer outre,...
le 8 janv. 2025
5
8 critiques
Bon ! Landman était un gros coup de coeur au visionnage des 3/4 premiers épisodes. La promesse était alléchante : on y relate des parcours dans le cadre de l'industrie du pétrole, du PDG aux ouvriers...
le 14 janv. 2025
9
2 critiques
J’ai dévoré les deux saisons de Landman. Cette série n’est ni une apologie du pétrole, ni un manifeste conservateur, ni un guilty pleasure misogyne. C’est une œuvre sur ce qui nous reste quand tout...
le 14 févr. 2026
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