Quel plaisir de remater cette première saison de Lastman. J'ai beau l'avoir vu 7 ans plus tôt, c'est toujours aussi frais et pêchu, peuplé de personnages mémorables, et absolument bourré d'idées originales et de scènes d'anthologie.
Lastman, c'est un thriller d'action surnaturel très adulte, qui mélange démons, boxe et gangsters. Ce sont des épisodes ultra compacts de 12 minutes (pour un total de 5h) qui n'ont pas le temps de niaiser, et dans lesquels il se passe bien plus de choses que dans la plupart des épisodes de 45 minutes d'une série Netflix. C'est un dessin épuré mais bourré de personnalité et des animations souvent minimalistes mais ultra efficaces et dynamiques, qui ont le sens du style et de la pose. Ce sont des doublages français très naturels qui donnent un cachet franchouillard bizarrement attachant à la série et à ses personnages (à voir en VF absolument).
La série offre beaucoup d'action, toujours formidablement inventive, une trame de fond intrigante qui se dévoile peu à peu, et des personnages qui gagnent peu à peu en épaisseur. Certains épisodes suivent un format classique de "demon of the day", avec des petits arcs indépendants qui se résolvent en 12 minutes, mais beaucoup se suivent sans interruption et s'arrêtent sur des cliffhangers, si bien qu'il est difficile de ne pas dévorer la série car son petit format incite au phénomène du "juste un épisode de plus", si vous y êtes vulnérable.
J'ai principalement revisionné Lastman pour me rafraîchir la mémoire avant de découvrir sa saison 2, sortie en 2022, et je suis surpris de voir à quel point cette première saison se suffit à elle-même, même si sa conclusion ne résout pas tout.