J'ai vu tellement de hype à l'époque sur cet animé que j'ai fini par me lancer, même avec ma réticence habituelle envers les shojos. J'avais peur de retomber dans un scénario tout écrit, sans prise de risque. SAUF QUE LÀ... On a pris trop de risques, et pas dans le bon sens...
Je hais du plus profond de mon âme cette écriture réservée aux garçons dans ce genre d'œuvre. Le protagoniste masculin est soit détaché, soit fou, soit pervers ou souvent les trois en même temps. C'est nul, c'est vide, et ça n'apporte rien d'autre que du fantasme de gars mal éduqué. Pire encore, ça donne des arguments tout crus aux garçons INCEL qui prétendent que « les filles adorent les badboys ». Non, les filles n'adorent pas les types imprévisibles qui les harcèlent ou les ignorent, c'est juste un trope dangereux.
En plus, tout allait très vite. Le rythme était véritablement médiocre, les relations évoluent en un clin d'œil, sans construction logique, juste pour avancer vers la conclusion attendue.
MAIS... Il faut avouer qu'on a des personnages ORIGINAUX malgré tout. Shizuku, l'héroïne, a un caractère bien trempé, elle bosse à mort, elle est focalisée sur ses résultats, et son évolution (même si mal entourée) est intéressante à suivre. Et le garçon, bien qu'étant un trou du cul notoire, se démarque par sa folie de mec qui suit le vent, imprévisible et chaotique. Ajoutez à ça des dessins vraiment sympas, avec un style épuré et expressif, et vous avez les seuls éléments qui m'ont donné envie de continuer.
C'est seulement l'écriture de la fille (sa détermination, sa logique) et la qualité des dessins qui sauvent ce naufrage narratif. Sans ça, l'animé serait juste un concentré de clichés toxiques oubliables.