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A découvrir
Repasse sur Arte cette année.Vue pour la deuxième fois. Cette série est une fiction mais est basée sur des faits historiques réels. Elle est édifiante. Il est vrai que l’histoire d’amour prend...
le 18 mai 2025
Premier épisode-
Suisse : l'après seconde guerre mondiale...
La fille d'un industriel textile, Klara, s'engage dans un foyer de la Croix rouge qui va tenter de ressusciter de leur descente aux enfers les jeunes juifs de moins de 12 ans rescapés de Büchenwald... L'actrice Annina Walt, crève déjà l'écran....
Mais, des autocars ne débarquent pas que des enfants !
Elle va être séduite par un jeune homme qui rêve lui, de ressusciter l'usine de son futur beau- père en la reconvertissant en tissage de fibre synthétique... Leur mariage s'achève avec une crise cardiaque du patriarche qui se voit contraint d'abandonner son entreprise...
La nuit de noces, telle qu'on veut bien nous la montrer, sera un chef d'oeuvre d'hypocrisie cinématographique digne des films américains les plus pudibonds d'après guerre...
La consommation nuptiale aura lieu en dehors des sunlights...
Décevant, stupide, dépassé...
Le frère de Karla lui est flic et fait la chasse aux nazis clandestins tentant de se planquer dans le pays neutre, avec le pognon qu'ils ont détourné et amassé.....
Cette mise en bouche est attachante mais un peu brouillonne : on ne sait trop où Michaël Schaerer (1975/----) et Petra Volpe veulent nous emmener... Ce qu'on ressent, c'est qu'au-lendemain de la guerre, les 18/30 ans helvètes sont prêts plus rapidement que les autres, à mordre de nouveau la vie à pleines dents...
Il est vrai que, dans la mesure où les votations et la neutralité de la Suisse ont valeur dogmatique, le pays est resté à l'abri des agressions boches...
Par contre, ce nouvel élan sera bien plus tardif dans toute l'Europe, comme en France, martyrisée par un dictateur criminel finissant crevé comme un rat dans son trou : le ressaut ne viendra ici qu'à partir des enfants du "baby-boom" qui, entre autres, révolutionneront l'art, et notamment sa musique dite "yé-yé" mais aussi la peinture...
Mais qui devront composer avec d'autres guerres : celles des pays colonisés voulant retrouver une autodétermination destructrice d'hommes et de paix...
A suivre lorsque j'aurai vu le second des six épisodes de cette mini-série...
Second épisode
Ikéa : on commence déjà à meubler !
Six épisodes : c'est long ! Alors on meuble comme on peut mais on pourrait se passer de cet épisode, déjà ! Cette série aurait été le rêve de TF1 qui aurait pu nous gaver de 20 minutes de publicités contre-productives...
Bref l'institut vivote à la recherche de capitaux ! Le personnel dont Klara, figure de proue, s'émeuvent car on prend les réfugiés juifs pour des singes qu'on exhiberait dans un zoo ! On s'en sert pour faire des documentaires cinématographiques bidons et en les affublant de tenues de prisonniers de camps aussi bidons (et bien propres) ! Les révoltés arrêtent les prises de vues mais le Directeur intervient et les fait reprendre : la Croix Rouge n'a plus de sous !
Les réfugiés eux, font comme nombre de réfugiés : ils deviennent de plus en plus exigeants et osent même se comparer à leur sort à Büchenwald : les enfants ne peuvent pas avoir de scolarité normale et ne bénéficient pas de matériel scolaire ou éducatif... Là encore : gestion financière oblige !
Le jeune marié devenu Directeur par Intérim du tissage paie les échecs et imprévoyances de son beau-père "has-been" n'ayant pas voulu voir venir le progrès, et trop ancré sur ses fidèles clients de pendant la guerre...
Pourtant, la jeunesse audacieuse, et porteuse surtout de promesses de bénéfices, triomphe toujours, et politiques et investisseurs commencent à s'intéresser à ses projets : l'argent recommence à affluer dans l'Entreprise qui avait dû licencier son personnel...
Et pour contenter sa belle épouse de Klara, il devient même mécène de l'Institut auquel elle collabore !
Quant au flic de la famille, si une jeune femme lui fait les yeux doux, prête même à lui sacrifier son corps, il se heurte à un ex-nazi contre lequel la Suisse ne peut, et ne veut rien faire...
Sauf s'il intéresse les américains...
Selon que vous êtes puissant ou misérable (...)
Le contraire eut été surprenant : chansons et autres "meublent" le chrono...
Mais ouf : jusqu'à présent on a échappé aux violoncelles larmoyants !
Auf Wiededersen, et au prochain épisode, si je ne lâche pas en route !
Troisième épisode :
On dirait qu'on commence un autre film !
Heureusement, on se retrouve vite dans le précédent, mais on pourrait très bien se passer de cet item sans que ça nuise à la compréhension de l'histoire...
On passe le temps avec une sanction infligée par e Directeur de l'institut aux enfants juifs : pas de rab à la cantine mais une sanction : demi-part pour tout le monde tant que l'auteur d'un vol de nourriture ne se sera pas dénoncé... En fait, malgré une diversion stupide et une fausse dénonciation, il s'avère que les enfants n'y sont pour rien...
Quatrième épisode :
Toujours le train-train dans lequel on admire le soin de préparation ! Les tractions avant Citröen, sont superbes... Le flic s'acharne toujours sur ses proies et l'étau se resserre un peu à la fois...
Cinquième épisode : ça sent de plus en plus la fatigue....
La question de l'avenir des jeunes juifs se pose : pour un rabbin, il est tout trouvé, la terre de Palestine où va se fonder Israël...
Karla s'est éprise d'un jeune juif qui ne veut pas d'elle...
Elle tente de le faire embaucher par un menuisier pour qu'il reste en France et ne rejoigne pas la Palestine mais découvrant qu'il est juif, l'artisan le rejette...
Son mari se rend compte qu'il est trompé mais s'effondre en larmes... Tandis qu'il subit aussi les insultes d'allemands qu'il a dénoncés....
Karla le force à admettre un autre jeune juif dans la chambre familiale en attendant une adoption...
De son côté, l'ex-flic licencié retrouve espoir grâce à son beau-frère...
Ca sent le proche dénouement....
Sixième épisode : tout lasse, tout casse !
Voilà le dénouement d'un film que j'ai regardé au goutte à goutte plutôt que de tout ingérer la première fois... Ce qui m'a enclin à diminuer ma note initiale...
Tout ce qui s'est construit laborieusement ressemble à ces étirages de tissu qui après sortie des métiers et s'être détendu, était étiré par des machines doublant parfois le nombre de vêtements ou autres qu'on désirait en façonner ! Avec à la clef moins de chaleur, moins de tenue, et moins de résistance... Cette fin des multiples pistes suivies est immorale, mais il en fallait bien une et bien sûr je ne vous priverai pas de ses découvertes. On aurait pu résumer tout cela en moins de cent-vingt minutes et ça aurait semblé moins poussif... En conclusion :
- ce que j'ai admiré le plus, ce sont les superbes voitures de collection utilisées dans cette fiction (un comble !)
- le scénario est très très perfectible et n'engendre aucune empathie, aucun suspense, aucun soupçon d'érotisme dans des conditions qui s'y prêtaient : c'est froid comme un chocolat suisse ! Ce sont presque tous des êtres immoraux... On ne s'ennuie pas non plus...
-la prise de son est souvent mauvaise... Il faut revenir (quand on a enregistré) sur beaucoup de chuchotements avant de les décrypter : bon courage... Le film original ayant été enregistré en langue suisse-allemande, on ne peut dire que sa traduction française soit un modèle du genre...
- côté casting, Annina Walt survole les débats mais Dimitri Stapfer n'est pas mal non plus malgré un personnage de girouette au récit peu crédible... Max Hubacher ne domine pas son rôle de premier plan et donne une image de gamin peu conforme à la stature qu'il est censé tenir...
Pas mal, sans plus...
.
Arte le 15.05.2025-
Créée
le 16 mai 2025
Modifiée
le 28 mai 2025
Critique lue 90 fois
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