Un premier épisode qui se veut rohmérien et qui met l’eau à la bouche, pour se terminer avec le quatrième épisode en un verre d’eau tiède.
Sur le mode de la chanson« Désir, Désir »(que la série utilise en B.O.) :
Mon premier c'est une héroïne (Camille) pas très sympathique, mais passons, ce n’est pas le plus important, même si ça compte pour s'attacher à une série...
Mon deuxième ce sont des ellipses entre les différents épisodes qui laissent dans le vide des pans entiers sans aucun élément de réponses : Pourquoi Martin a-t-il quitté Camille ? Pourquoi la mère de Camille est-elle aussi pleine de ressentiment ? Qu’est devenu le frère muet d’Alexandre (complètement absent du dernier épisode) ? Du coup, les personnages ont l’épaisseur psychologique d’un papier à cigarette. Oh mon dieu ! on fume des joints dans cette série…
Mon troisième concerne les personnages : on se met à douter sur certains d’entre eux ; je pense notamment au père de Camille (qui ressemble à Pierre Vassiliu « Qui c’est celui-là ? ») qui n’a aucune crédibilité en homme d’affaires. Et quand il est montré vieillissant, c’est complétement raté, voire du grand comique… Sans compter le réalisateur lui-même qui joue à l'acteur... et c'est le plus mauvais. Quant à la mère de Camille, en pianiste, on aurait aimé en savoir plus sur sa carrière apparemment avortée…
Mon quatrième c'est une volonté exécrable du vouloir « politiquement correct ». Toutes les cases de la « représentativité des différents groupes de la société » sont remplies : le noir, l’homosexuel, le gros – pardon on dit ventripotent- (trois en un dans cette série), l’immigré nord-africain, le handicapé…
Mon cinquième : des erreurs dans les détails : en 1991 une voiture immatriculée comme les voitures d’aujourd’hui (2 lettres – 1 chiffre – 2 lettres) ; une mobylette en 2022, âgée de 23 ans donc, qui se révèle aussi rutilante, du guidon au bloc-moteur, que si elle sortait de l’usine de fabrication…
Au final, si on jouait au prof, on écrirait à propos de cette copie : « Une volonté de bien faire, mais beaucoup trop de maladresses ».