Si j'avais vu l'affiche avant, je me serais méfiée... Tout le monde y tire une gueule de déterré, ça m'aurait refroidie, probablement. Mais bon, je me suis lancée sans aucune idée d'à quoi m'attendre et je n'ai pas vraiment pu répondre à cette question avant le générique de fin du 4ème et dernier épisode, tant ça mange à tous les râteliers. Premier épisode, le fils naturel de La boum et d'Hélène et les garçons. Pas franchement affriolant, mais la toute dernière image pouvait laisser imaginer que ça allait décoller. Après cette romance adolescente indécise et plutôt stéréotypée, malgré une grand-mère fantasque et des parents en crise permanente, on s'attendait à passer aux choses sérieuses. Pour autant qu'un triangle amoureux puisse encore sortir de l'ordinaire dans notre production nationale. Chez les Talibans, ça serait déjà plus rigolo. Mais bon, allez, on suit les tergiversations de personnages pas tellement tellement sympathiques, les tiraillements du cœur d'une jeune femme entre Machin et Bidule, inséparables amis depuis la maternelle, en sachant pertinemment qu'elle veut les deux et on passe trois épisodes à se demander pourquoi donc ils n'en arrivent pas là directement ou alors à carrément couper les ponts une bonne fois pour toute. On est un petit peu binaire, dirait-on... ^^ Mais bon, c'est surtout que ça se traîne pas mal et que, en plus, ça chante ! Des fois, c'est carrément trop d'un coup, surtout quand on a la patience d'un guépard affamé qui serait assis sur une fourmilière. Après, la série n'a pas que des défauts. On sourit parfois, les acteurs qui incarnent les versions juvéniles des personnages sont bien trouvés, les coming outs sont expédiés en deux coups de cuillère à pot, contrairement au badinage dépressif des autres (" on s'en fout que tu sois PD, on est de gauche !"), les lieux sont quasiment des personnages à part entière, la réalisation se fait oublier... mais bon, je me suis quand même un peu ennuyée, c'est embêtant. J'ai souvent pensé à Los años nuevos, vu récemment, en pas en faveur de ces Saisons qui n'avaient même pas le bon goût de parler espagnol... Tentez le coup, vous verrez bien, ça a le charme des vieilles maisons habitées par des hippies décalés.