J'ai fait la connaissance des séries HBO avec 2 séries: Six Feet Under et les Sopranos. Autant dire que la claque fut au rendez-vous. Encore plus avec Les Sopranos puisque j'ai toujours apprécié le milieu de la mafia. Donc pour la première fois j'ai découvert le monde des séries qui ne doivent pas répondre au sensationnalisme à tous prix afin d'attirer le téléspectateur pour ensuite l'occuper avec les publicités de Coca-Cola. Nous sommes en 1999 ! Les Soprano's sont l'exception avec Oz qui confirme la règle ! Les Soprano prennent donc le temps, de se placer, de se présenter.

C'est ce que fera la première saison. Lente mais au combien indispensable pour comprendre les rouages de cette famille et la particularité des personnages. Ensuite, ben les Sopranos s'envolent haut, très haut, les saisons passent et flirtent de plus en plus avec la perfection. On l'atteindra cette perfection avec le 12e épisode de la saison 5. Le plus grand épisode, toute série confondu que j'ai pu voir sur le petit écran. Cet épisode aurait mérité d'être diffusé dans les cinémas du monde entier. On termine l'épisode abasourdi et sans voix en sachant qu'on a vu quelque chose de rare.
La saison 6, divisé en 2 parties, ne déroge pas à la règle. A l'instar du Parrain ou des Affranchis, Les Soprano's respecte la tradition des films de la Mafia. On ne prend pas de risque quand on est en conflit avec une autre famille, c'est tout ou rien. Vient ensuite le final du dernier épisode. Frustrant au premier visionnage, c'est au final une véritable décision couillu de terminer de telle manière ! Du pure génie qui ont fait des Soprano's un grand moment de télévision et ce, jusqu'à la dernière seconde.

Mais les Soprano's ont aussi la plus grande bande-son du petit écran. Des Rolling Stones à Bruce Springsteen, chaque final d'épisode se termine enfumé de classe internationale.
James Gandolfini est impeccable dans le rôle du gros porc qui impose sa vision aux autres. N'oublions pas Paulie et sa mama, Christopher et Adriana so New-Jersey, Silvio et son Bada Bing, Dr Melfi et son pouvoir intellectuel sur ce boss sans-éthique et misogyne,... Que des personnages incarnés par des acteurs qui ont trainé chez les Scorceses et autres Coppola. Autant dire qu'ils ont été à très bonne école. Joe Pantoliano dira même que ce fut le plus grand rôle de sa carrière. C'est pas rien ! Notons que l'on ne fait jamais l'apologie du milieu mafieux, les scénaristes ont toujours le don de nous rappeler au bon moment que ce sont des enflures, des petites frappes...

Alors oui il y a sans doute quelques critiques à faire au niveau des caricatures des italiens du New-Jersey, mais l'univers est tellement riche et fait avec tellement de classe qu'on pardonne. Les Soprano's s'imposent comme Les Affranchis du petit écran. Une véritable fresque qui a changé à tout jamais le monde des séries télévisés. Rien que pour ca, on leur dit un grand merci !

Créée

le 29 oct. 2010

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