10
le 18 mars 2011
Suivre"Made in America"
The Sopranos. La copieuse saga mafieuse, l'ambitieux projet de David Chase, qui s'étend sur six saisons et quatre vingt six épisodes, fait figure de série culte de l'emblématique chaîne de télévision...
Voir la série
J'ai mis du temps à comprendre Les Soprano. Je suis passé à côté deux fois avant de réussir à la regarder entièrement. Au début, je voyais surtout une série qui avait mal vieilli, avec un rythme lent. Ma première impression était bonne, mais je ne comprenais pas encore pourquoi elle était considérée comme un monument.
Puis, épisode après épisode, quelque chose a changé.
Ce qui m'a finalement fasciné dans Les Soprano, ce n'est pas la mafia. La mafia n'est que l'emballage du paquet cadeau. Le vrai sujet est ailleurs : la nature humaine.
David Chase utilise cet univers comme un prétexte pour disséquer l'être humain. Tony Soprano est un personnage qui porte en lui presque tous les péchés capitaux : l'orgueil, la colère, la gourmandise, la luxure, l'envie, l'avarice... Il est capable d'aimer profondément tout en détruisant ceux qui comptent pour lui. Il juge les faiblesses des autres alors qu'il est incapable de regarder les siennes en face.
À travers Tony, la série ne parle pas seulement de la mafia. Elle parle de nous : de nos contradictions, de nos justifications, de nos mécanismes de défense et de notre capacité à nous raconter des histoires pour continuer à vivre avec nos choix.
C'est une série qui ne cherche pas à impressionner immédiatement. Elle s'infiltre lentement dans l'esprit du spectateur. Plus elle avançait, plus je me suis attaché à Tony Soprano et à tous ceux qui l'entourent. Après le dernier épisode, l'histoire ne s'est pas arrêtée. J'ai continué à y penser, à repenser à Christopher, Bobby, Melfi, aux contradictions de Tony et à toutes les lectures possibles.
Et c'est peut-être là la plus grande force de Les Soprano : elle grandit après le générique. Une fois la violence et les règlements de comptes mis au second plan, il reste une immense étude psychologique déguisée en série de gangsters.
Je regarde énormément de séries, des plus anciennes aux plus récentes, et pourtant j'étais passé à côté de celle-ci pendant des années. Aujourd'hui, je comprends son influence immense et pourquoi tant de séries modernes lui doivent quelque chose. Mais rares sont celles qui atteignent une telle profondeur dans l'analyse des personnages.
Elle ne m'a peut-être pas bouleversé de la même façon que certains de mes plus grands coups de cœur. En revanche, elle m'a offert quelque chose de plus rare : une empreinte. Une série qui continue de faire réfléchir longtemps après sa conclusion.
C'est d'ailleurs ce qui explique mon évolution de note : partie d'un 7, montée à 8, puis finalement un 9. Peu de séries gagnent des points une fois terminées. Les Soprano fait partie de ces œuvres qui deviennent plus grandes avec le temps.
Au fond, c'est exactement ce que je recherche dans une série : qu'elle laisse une trace, qu'elle me fasse réfléchir et qu'elle continue à vivre dans ma tête après le dernier générique.
9/10. Un monument que j'ai finalement découvert au bon moment de ma vie.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Top 10 Séries
Créée
le 24 juil. 2026
Critique lue 2 fois
10
le 18 mars 2011
SuivreThe Sopranos. La copieuse saga mafieuse, l'ambitieux projet de David Chase, qui s'étend sur six saisons et quatre vingt six épisodes, fait figure de série culte de l'emblématique chaîne de télévision...
10
le 9 mai 2011
Suivre6 mois. Il m'aura fallu attendre 6 mois après avoir terminé Les Sopranos pour pouvoir en faire une critique objective, détachée. Tout chef d'œuvre demande un temps de digestion, d'introspection avant...
9
le 19 sept. 2015
SuivreL'hiver arrive, jusque dans leurs âmes. Ils souffrent d'un mal invisible dont ils soupçonnent à peine l'existence : l'assèchement progressif de leur humanité. Malgré les accolades et les...
5
le 2 août 2026
SuivreCalibre, on me l'a vendu comme un thriller haletant Moi ça m'a fait le même effet qu'une enquête de Derrick . Le problème, c'est que tout est tellement prévisible que la tension ne prend jamais. "Le...
8
le 29 juil. 2026
Suivreil faut reconnaître une chose l'ambiance est folle. C'est lourd, malsain, dark du début à la fin. Tu sens qu'il y a un truc qui cloche dans cette ville et cette famille, et c'est clairement ce qui...
3
le 25 juil. 2026
SuivreEncore une comédie française qui recycle les mêmes caricatures ridicules et les mêmes clichés. Les personnages sont tellement forcés qu'il devient difficile de croire à quoi que ce soit. J'ai eu...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème