En six épisodes, Loki s’est imposée comme l’une des séries phares de cette année 2021. Maîtrisé, le show va avoir une forte incidence sur le reste du MCU. Esthétiquement, la série n’a pratiquement rien à envier aux productions cinématographiques. Michael Waldron a offert une superbe direction artistique et une plastique impressionnante qui s’inscrit parfaitement dans le reste de l’univers Marvel.
Une manière pour la firme de rassurer ses fans. L'entreprise prouve que les produits télévisés sont tout aussi travaillés que les longs-métrages. Ce qui détonne par rapport aux précédentes séries comme Les Agents qui offrait parfois une approche un peu low-cost.
Mais (car oui il faut bien un mais) le gros point noir de cette saison 1 de Loki, c’est le rythme. Les épisodes sont inégaux tant par leur durée que par l’équilibre des scènes de combat et des explications (beaucoup trop) longues. On se demande même si des scènes n’ont pas été coupées à cause des changements de diffusion entre les séries Disney + et les films de l’Univers Cinématique Marvel, comme Black Widow par exemple. Nous ne nous sommes pas alarmé.es au premier épisode un brin plan-plan car nous comprenions la nécessité d’expliquer aux spectateurs un concept aussi compliqué que la TVA. Une organisation à l’esthétique des années 70 veillant à la bonne santé de la sacred timeline (l’éternel flux temporel), ne peut pas être présentée en quelques minutes.
Pourtant l’impression d’avoir affaire à beaucoup de « blabla » persiste au fil des épisodes. Ceux-ci se font d’ailleurs plus courts au fur et à mesure, passant d’une heure environ à presque quarante minutes. On est perdu.es entre l’envie d’avoir une saison 1 plus longue (seulement six épisodes ?!) et des épisodes plus courts mais plus percutants et captivants. À chaque fois qu’on a l’ombre d’une action, elle vient se faire couper par des monologues et autres discussions interminables, comme c’est par exemple le cas dans l’épisode 5, qui reste à ce jour, le meilleur de la série. Pourquoi avoir interrompu tous ces easters eggs (clins d’oeil, ndlr.) et autres scènes de combat pour contempler un nuage pendant dix minutes ?
Même le final ne nous a pas convaincu.es. Les héros passent la majorité de l’épisode avec une épée à la main, certes, mais surtout assis sur une chaise à dialoguer avec « le grand méchant. »