Lovely complex est un des manga dont j’ai énormément entendu parler, mais qui pour je-ne-sais-quoi quelle raison ne m’avait jamais interpelé plus que ça.
Je me rappelle avoir essayé de regarder l’anime, mais la qualité et le doublage ne m’avaient pas séduite et j’avais dû simplement m’arrêter au 3ème épisode. Puis, j’ai décidé de revenir à la source même de l’œuvre en lisant le manga (je me suis dis qu’ainsi, j’aurais directement la version finale. Étant donnée que beaucoup d’animé ne suivent pas ou ne retracent pas tout le manga). La qualité du dessin est bien présente et est plus plaisante à regarder que celle de l’anime, et évidement aucun problème de doublage en lisant.
Pour en revenir à l’œuvre, si je devais synthétiser dans un premier temps mon avis, je dirai que c’est un shojo qui est relativement captivant. Notamment, grâce au comique de situation qui est utilisé tout au long de la série. Contrairement au shojo traditionnels, ici, tout est basé sur de l’humour, même le couple principal. C’est une fiction attrayante, simple et attachante.
Je ne peux pas lui mettre plus de 6, car j’estime qu’il y a des shojo plus originaux, mieux ficelés et plus complexes dans leur structure et qui mériteraient des notes plus hautes que celui-ci. « Lovely complex » reste un bon petit classique quand on ne sait pas quoi lire, pour peu qu’il vous fasse rire, vous ne perdez rien.
Pour ceux que ça intéresse, je vais m’étaler un peu plus sur l’histoire et sur ce que j’ai trouvé de positif et de négatif à mon sens.
Tout d’abord, ce qui fait la force de ce manga, c’est le personnage principale féminin : Risa. C’est une des rares filles de shojo à ne jamais abandonner quoi qu’il arrive sans pour autant rentrer dans ce cliché de fille parfaite qui ne bronche jamais, qui n’est pas jalouse, qui est aveugle etc...Ici, c’est tout le contraire. Sa personnalité est appréciable et on peut facilement s’identifier à elle. Je trouve ce personnage très vraie et ses réactions très peu exagérées contrairement aux archétypes féminins classiques de son genre.
Ce manga est également satisfaisant à suivre en ce qui concerne l’évolution du couple : L’héroïne ne met pas 20 tomes à réaliser qu’elle aime le personnage masculin principal, elle n’avoue pas au dernier chapitre ces sentiments afin de conclure l’œuvre en nous laissant sur notre faim. NON.
Risa agit, n’abandonne pas et surtout, elle est assez admirable de volonté.
Autre point positif que j’ai trouvé, c’est le scénario qui devient plus mature. L’évolution des couple citée plus haut, permet d’avoir un aspect réaliste de la vie de jeune adulte et d’avoir le recul sur toutes les décisions qu’ils doivent prendre. Celles notamment concernant leur avenir professionnel et personnel.
De plus, le scénario arrive à garder un certain rythme tout du long. Bien qu’il reste assez cliché et utilise des éléments typiques du shojo de base (Noël, la st Valentin et le fameux chocolat maison, la fête de l’école la journée plage...) ça marche très bien ici, car les personnages sont attachants. Les chapitres avancent vite et il n’y a pas trop de temps morts.
On peut aussi noter que petit à petit les personnages secondaires prennent de l’importance et de l’épaisseur dans l’histoire.
Néanmoins, j’ai plusieurs points en tête qui me restent en travers de la gorge et qui au moment de la lecture étaient réellement dur à avaler.
Premièrement, je tenais à souligner que la majorité des points négatifs sont intrinsèquement liés à Otani.
Il est aussi attachant que déplaisant. Si la plus part du temps son côté maladroit et quelque peu tsundere est mignon, je trouve qu’à bien des reprises, il ne mérite pas Risa. Il est parfois beaucoup trop dur avec elle sans aucune raison. Notamment, pendant la période où il passe ses examens d’entrées,
il met sur le dos de Koizumi son échec scolaire, alors que ce n’est en aucun cas sa faute.
Après arrive le problème du grand père de Risa qui insulte ouvertement ce dernier simplement à cause de sa taille… On ne sait pour quelle pourquoi, ça arrive comme un cheveu sur la soupe. Une fois de plus, Otani se révélera décevant, puisqu’il décide encore une fois de croire une autre personne que Risa. Ce qui est invraisemblable pour moi étant donné qu’elle est sa copine, pourquoi préfère-t-il croire une étrangère ? Même Nobu (qui a plus tendance à inculper Risa au début) fait la remarque à Otani comme quoi il préfère croire quelqu’un d’autre que sa copine.
Il a également un point redondant dans série, le fait qu’à chaque fois qu’une fille apparaisse dans le manga, veuille forcément faire séparer Otani et Risa.
Je veux bien qu’une ou deux fois ça arrive, mais là, c’est à chaque fois...Quand ce n’est pas l’ex qui reviens à la charge je ne sais combien de fois, c’est la voisine d’enfance.
Et bien sûr, peu importe ce qui se passe dans l’histoire, tout est toujours de la faute à Risa quoi qu’il arrive.
Le fait de blâmer la fille constamment lorsque que la relation va mal m’exaspère, et au niveau du couple Risa/Otani ça revient souvent.
Pour terminer, je pense que la fin est tout ce qu’il y a de plus basique et en soit, ça la rend acceptable. En revanche, elle aurait pu être plus détaillée selon moi.
L’œuvre aborde des problématiques telles que le futur, les études, les projets pro etc... sauf que pour Koizumi, on a pas vraiment eu de réponse, à part l’idée d’être styliste qui lui est venue d’un coup. Donc rien de très concret.
Je suis déçue dans le sens où j’attendais un épilogue qui se situerait par exemple, quelques années après la fin du lycée, voir si ils sont tous restés ensemble ou non et ce que chacun a fait comme études. Ça pourtant été une thématique importante dans le manga et c’est complètement passé à la trappe au final.
Dommage.