J’ai commencé Lovely Runner, puis je l’ai abandonné à la fin du premier épisode, avec cette impression un peu agacée d’être face à un drama construit autour d’un beau gosse et de sa fan qui se pâme devant sa (jolie) gueule. Et puis, bien longtemps après sa sortie, je m’y suis replongée, sans aucun regret cette fois. Résultat : j’ai littéralement enchaîné les épisodes.
Si j’ai repris la série, c’est aussi à la suite des récompenses obtenues par Byeon Woo-seok. Et force est de reconnaître qu’il ne se contente pas de remplir le contrat, il le dépasse largement. Il apporte à son personnage une vraie présence et une intensité émotionnelle indéniable. Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est sa manière de jouer avec son regard. Il sait transmettre énormément par les yeux, et c’est quelque chose que l’on percevait déjà très nettement dans 20th Century Girl.
Face à lui, Kim Hye-yoon partage avec lui une véritable complicité. Leur relation fonctionne avant tout par cette proximité évidente, plus que par une alchimie romantique appuyée.
Le scénario est globalement bien rythmé, alternant des moments légers et d’autres plus mélancoliques, ce qui rend le visionnage agréable et souvent addictif.
Mais la série montre aussi rapidement ses limites. La mécanique des boucles temporelles devient trop répétitive, et le personnage du pseudo-antagoniste (censé être à l’origine de l’accident de l’héroïne) paraît inutilement alambiqué. Quant au final, il frôle par moments le n’importe quoi, comme si les scénaristes avaient privilégié le couple au détriment de la cohérence d’ensemble.
En toute franchise, c’est essentiellement Byeon Woo-seok qui m’a retenue devant l’écran. La série repose beaucoup sur lui, car sa construction montre vite ses limites : des boucles temporelles trop répétitives et un final pour le moins confus.
Malgré cela, Lovely Runner reste agréable à regarder, portée par une musique efficace, un rythme enlevé et une interprétation solide. Ce n’est pas une série irréprochable, mais elle m’a suffisamment marquée pour que je lui accorde un 7 assumé. Plaisir coupable ?