La nostalgie a bon dos quand on assiste à un tel naufrage. Cela fait des années que l'intéressé a sombré dans les abysses de la médiocrité, incapable de pondre la moindre vidéo digne de ce nom. Il n'est plus que l'ombre de lui-même : un otaku nantais fossilisé, vaguement grimé en metalleux de pacotille. Réduit à la mendicité numérique, il maintient son ego sous perfusion grâce à la charité pathétique de quelques fanboys aveuglés. Son existence se résume désormais à polluer sa chaîne secondaire, Mighty Maxwell, avec des déballages assommants sur l'univers de Magic: The Gathering.
Il faut dire que la compromission a un prix, et le sien se paie en bouts de carton. Tenu en laisse par Wizards of the Coast qui lui jette sa pitance mensuelle, il est bien obligé d'aboyer sur commande et de simuler l'extase à chaque ouverture de booster. C'est le tapin promotionnel ou la rue, avec pour seul horizon celui d'un punk à chien en manque de subsides.
Et qu'on ne vienne surtout pas me parler d'"évolution" ou de maturité. Sa banqueroute créative est d'une telle tristesse qu'il en est réduit à meubler le vide intersidéral de sa chaîne principale avec des odes gênantes à Mylène Farmer. S'extasier pendant des heures sur l'icône absolue de la musique insipide et de la pop hyper-formatée, c'est signer l'acte de décès officiel de son propre esprit critique.
Bref, une déchéance absolue, un crash au ralenti. Et ce n'est certainement pas sa prétendue carrière musicale qui sauvera les meubles. Son dernier album de son groupe Bataille n'est qu'un plagiat éhonté, un vulgaire pompage sans âme de ce qui se fait de plus cliché en Black Atmo et en Dungeon Synth. Même lorsqu'il a l'opportunité de laisser s'exprimer sa créativité, il prouve qu'il en est cruellement dépourvu. Il n'est plus qu'un trou noir artistique condamné au recyclage permanent.