Nous allons aborder dans cette critique une série qui vaut bien plus que le détour, je dirai que pour avoir la saison deux en avance je serai prêt à manger des salades pendant une semaine, sans bonne nourriture malsaine ! En tant que synopsis on peut dire que Mr.Robot propose de suivre un hacker qui est également un élément indispensable dans la société Allsafe, qui protège les entreprises de la cyber criminalité. Alors, on pourrait croire qu'il s'agit d'une nouvelle histoire de mec un peu paumé, solitaire, qui se lance dans la programmation informatique, et pour parfaire le tableau ce dernier déniche les gens qui se croient invulnérables sur internet et les dénonce à la police. Un peu trop lisse pour ce gars qui se shoote de 30mg de morphine et 8 mg de suboxodine « pour l'entretien ». En effet, il a un vrai problème avec les relations humaines mais je ne vous révèlerai pas pourquoi afin de ne pas spoiler pour toute personne qui souhaite s'initier à non pas cette série, mais à ce voyage.
Elliot, le hacker, va passer un test dans les premiers épisode qui vont le conduire à ce mystérieux personnage de Mr.Robot, et de toute son équipe. Ensemble, ils planifient de faire tomber le conglomérat de ceux qui détiennent l'ensemble des dettes, en hackant les serveurs où elles sont stockées, tout simplement. L'histoire est bien plus complexe qu'elle n'en a l'air mais mes doigts sont liés par l'inévitable spoil. Aussi, je vais parler des bien nombreuses autres forces de cette série.
La première est le jeu des acteurs, qui est vraiment excellent, un casting de personnes pas si connues et qui se révèlent sensationnels. Ils sont tous justes dans les interprétations de leurs personnages, où chacun possède un trait de caractère subtil, mais qui est si important pour le déroulement de la série. On ne pourrait imaginer d'autres acteurs à leurs places tant leur niveau est bluffant. La deuxième force de cette série est le talent du réalisateur, qui arrive à trouver des plans qui mettent les acteurs en avant. Mais en tant que spectateur nous avons surtout l'impression d'être littéralement plongés dans l'histoire, et que nous sommes des voyeurs dans la vie de ces personnes. La troisième force est en lien avec la précédente, car en plus de mettre en place un cadrage excellent, le réalisateur crée sur chaque scène des atmosphères qui taillent à la perfection avec les scènes jouées. Aussi, nous avons une impression de scène banale, sur laquelle nous pourrions tomber, mais avec des personnages qui se fondent dans le décor pour créer non pas une série banale, mais plutôt une suite de tableaux qui nous racontent une histoire des plus complexes. Enfin dernière cartouche, une ambiance musicale présente presque en continue et qui reste comme un bruit de fond et qui sera vous surprendre de part sa beauté tout au long de la saison.
Une chose est sûre, si vous aimez la photographie, l'art cinématographique, ou tout simplement les histoires à multiples rebondissements vous ne serez pas déçu du visionnage, voyage. En terme d'anecdote, il s'agit de la première série où à la fin de la saison on se doit de revoir l'intégrale de la saison afin de comprendre la subtile mais magistrale ingéniosité de ce réalisateur en force, Sam Ismail.