Mais qu'est-ce que le gloubi-boulga ? Au-delà d'être un terme qui fait frémir les plus dyslexiques d'entre nous, le gloubi-boulga est au monstre orange de l'Ile aux Enfants - Casimir - ce que le pudding est aux anglais. D'après la notice Wikipédia, la recette du gloubi-boulga serait la suivante : de la confiture de fraises, du chocolat râpé, une banane écrasée, de la moutarde très forte et de la saucisse de Toulouse. Une fois le tout mélangé, on obtient une série Arte de six épisodes d'une cinquantaine de minutes. Des réactions improbables - aller chez sa voisine appeler d'un fixe sa fille de 12 ans plutôt que d'appeler les pompiers quand la machine à laver explose - des niaiseries, des clichés,une volonté didactique et éducative, des personnages caricaturaux, bref au bout de deux épisodes la série Mytho me donnait toutes les bonnes raisons de ne pas continuer de la visionner. Mytho s'inscrit dans la tendance féministe du moment : la charge mentale (pour les néophytes : le fait que les mères aient un "double-emploi" entre autres). Cependant lorsque l'ingratitude de la position de mère/épouse/femme est mise en lumière à travers le monologue d'un patron odieux, machiste et vulgaire, on ne peut que tomber des nues (mansplainning, male gaze, et je vous en passe). Au lieu d'incarner ce rôle qui est le lot de tant de femmes, Elvira (jouée par Marina Hands) se retrouve privée de voix face aux hommes qui l'entourent et n'incarne plus grand chose, se contentant de quelques interjections ("Oh !", "Ah oui...") tout au long des épisodes. Enfin il faudra qu'on m'explique la fin, et la pseudo histoire parallèle en Italie, car oui, je n'ai pas compris.