Evangelion démarre abruptement et place ainsi le spectateur dans la même situation que son protagniste Shinji. Puis au fil des premiers épisodes, le fil de l'histoire se déroule avec des soubresauts, de manière très destructurée, tout en suivant un schéma repris d'épisode en épisode: apparition d'un ange, première attaque, échec souvent du à une erreur des personnages, nouvelle attaque, réussite après résolution du conflit entre les protagonistes en conflit (parfois le conflit est entre un personnage et lui-même). On arrive donc à l'épisode 14 en se disant que bon, c'est pas mal hein, mais faudrait peut-être passer la vitesse supérieure pour mériter sa renommée. Et aussitôt dit aussitôt fait, l'épisode 14 commence par un long résumé (environ 12mn sur les 22 que dure l'épisode, génériques compris) et d'un coup tout semble s'enchainer: les épisodes commencent là où le précédent s'est terminé, les évènements se multiplient, la tension monte, l'émotion aussi, la série atteint son apothéose et on se dit qu'effectivement Evangelion mérite son statut d'icône. Puis on se rend compte qu'on approche des derniers épisodes... Tout s'arrête pourtant deux épisodes avant la fin de la série, très rapidement, sans apporter ne serait-ce que la moitié des réponses attendues... S'en suivent deux épisodes finaux métaphysiques, contemplatifs, déconnectés, barrés, déstabilisant et... frustrants. Et voilà. Ainsi s'achève la série.

Du moins officiellement... Je n'ai pas encore vu les films, ni le remake, ni quoi que ce soit de plus que simplement la série intégrale originale (et je suis en cours de visionnage du "director's cut" qui comprend les episodes 21 a 24) et pour le moment j'ai la (plus que) vague sensation d'avoir été pris pour un con. Impression confirmée par les critiques que je lis et qui expliquent que cet anime est en fait un piège à otakus... Et moi qui finissait par ranger de côté mon désintérêt premier pour la japanimation, voilà que je me retrouve devant une série-piège qui te promet beaucoup pour au final ne rien te laisser sinon une frustration énorme et une impression de gachis.
Nous verrons bien si mon avis évolue après visionnage de tous les ajouts qui ont été faits a posteriori (j'ai cru comprendre qu'il y avait quand même 3 fins différents -_-)
Seth-Chambers
5
Écrit par

Créée

le 5 août 2013

Modifiée

le 6 août 2013

Critique lue 5.6K fois

Neon Genesis Evangelion

Neon Genesis Evangelion

5

Kevan

le 4 sept. 2013

Suivre

Vide et mirages

Evangelion, c'est nul. Evangelion, c'est bien. Ces deux critiques, certes un peu restreintes, sont exactes l'une comme l'autres. Rares sont les histoires à pouvoir se vanter d'une pareille...

Neon Genesis Evangelion

Neon Genesis Evangelion

10

Jackal

le 13 août 2011

Suivre
Dernière modification

le 20 sept. 2012

Fly me to the Moon

2015, au Japon. Un ange, créature céleste géante, ravage Tokyo 3. Shinji Ikari, un jeune garçon de 15 ans arrivé là sur ordre de son père Gendo, le chef de la puissante organisation NERV, se voit...

Neon Genesis Evangelion

Neon Genesis Evangelion

9

SanFelice

le 12 mars 2016

Suivre

Adam, les Dieux et les Anges

Neon Genesis Evangelion représente exactement ce que j'attends d'un anime : une simplicité apparente qui va se révéler d'une grande complexité, un monde très fouillé, un mélange de grandiose et de...

Neon Genesis Evangelion

Neon Genesis Evangelion

5

Seth-Chambers

le 5 août 2013

Suivre
Dernière modification

le 6 août 2013

Vous sentez l'arnaque?

Evangelion démarre abruptement et place ainsi le spectateur dans la même situation que son protagniste Shinji. Puis au fil des premiers épisodes, le fil de l'histoire se déroule avec des soubresauts,...

Pompéi

Pompéi

5

Seth-Chambers

le 19 févr. 2014

Suivre
Dernière modification

le 19 févr. 2014

Paul WS Anderson: la finesse. La délicatesse. L'élégance.

Juste pour voir Jon Snow faire face à Simon Adebisi ça vaudrait presque le coup. Ah, si, pour être effaré et mort de rire (et d'affligement en même temps) ça peut valoir le coup aussi. Pour réaliser...

Les Bêtes du Sud sauvage

Les Bêtes du Sud sauvage

4

Seth-Chambers

le 27 déc. 2012

Suivre

C'est bête le sud sauvage.

Quel dommage, ce film m'avait été si bien vendu, par des gens d'univers et de goûts variés, comme un modèle de poésie et d'immersion que j'y allais plus que confiant de découvrir le dernier chef...