Netflix connaît sa recette et ne compte visiblement pas en changer : Pour l'Espagne, des jeunes beaux et bronzés, des tensions permanentes, un décor luxueux pensé pour les plans de drone et, bien sûr, un cadavre pour lancer la machine. Après le lycée d’Élite et le centre d'entraînement d’Olympo, place à l’hôtel de luxe. Sur le papier, la formule paraît connue d’avance.
Et pourtant, Oasis fonctionne plutôt bien.
La série avance à un rythme soutenu, multiplie les suspects et entretient suffisamment le doute pour donner envie d’enchaîner les épisodes. Certains comportements peuvent d’abord sembler trop faciles, voire franchement agaçants, avant de prendre un autre sens lorsque l’histoire dévoile progressivement ce qu’elle avait réellement en tête.
C’est sans doute là que la série se montre la plus habile : sans jamais réinventer les codes du thriller adolescent, elle parvient à mieux les utiliser qu’on ne l’aurait imaginé. Les personnages sont efficaces, les tensions fonctionnent, les fausses pistes font leur travail et le dernier tiers apporte davantage de cohérence à certains éléments qui pouvaient jusque-là sembler discutables.
La conclusion est satisfaisante et referme correctement l’intrigue, sans révolutionner le genre ni chercher à en faire trop. L’ensemble reste très calibré, parfois prévisible, mais suffisamment maîtrisé pour tenir jusqu’au bout.
Oasis ne sera probablement pas la série de l’année, mais elle remplit parfaitement son contrat : un thriller efficace, rythmé et bien construit, qui parvient finalement à faire un peu mieux que ce que sa formule très familière laissait attendre.