Une série estivale qui parvient à séduire, une fois passée cette première impression très « fiction pour ados ». La série évite heureusement les écueils de la catégorie, proposant une aventure de bonne facture qui revisite les codes éprouvés des classiques de la chasse au trésor dans un contexte plus actuel.
L'un des piliers de la série réside dans ses personnages attachants, une bande d'amis dont la cohésion est le moteur de l'intrigue. Si les romances adolescentes sont parfois convenues, elles favorisent néanmoins la dynamique du groupe.
L’intrigue efficacement menée, mêle aventure et drames familiaux, le tout sublimé par un cadre enchanteur (Les Caraïbes et ses paysages de carte postale). Les antagonistes, dévorés par l’appât du gain, font peser une menace palpable qui entretient un suspense constant autour de la quête de trésors légendaires.
Malgré une surenchère de rebondissements et de sauvetages in extremis qui éloignent de plus en plus le récit du réalisme, l’ensemble ne verse jamais totalement dans le fantaisiste. À noter aussi, et c’est assez rare pour être souligné chez Netflix, l’absence de discours ouvertement militant ou de wokisme appuyé, ce qui laisse la place à un divertissement plus direct, recentré sur l’aventure, la camaraderie et la dimension feuilletonnante plutôt que sur un agenda idéologique.
Bref, un divertissement honnête, qui ravira les amateurs d’évasion et les nostalgiques de chasses au trésor. Par contre, ce manichéisme permanent et simpliste entre classes sociales riches et pauvres, poussé à l’extrême à travers l’opposition Pogues/Kooks, s’avère franchement ridicule et devient vraiment lourdingue à la longue. La série aurait gagné à s’arrêter après la saison 3, qui offrait une conclusion satisfaisante et cohérente à l’arc narratif principal. La saison 4, en prolongeant inutilement la quête avec des rebondissements forcés, perd ce qui faisait le charme initial de la série pour verser dans un fantaisiste excessif.