Si Outlander était un voyage temporel, ce serait un aller simple pour l’Écosse du XVIIIe siècle, avec des paysages magnifiques, des kilts virevoltants… et un niveau de drama qui ferait passer une telenovela pour un documentaire.
Le pitch est aussi romantique qu’improbable : Claire, une infirmière de la Seconde Guerre mondiale, touche une pierre magique et se retrouve projetée dans l’Écosse du XVIIIe siècle. Là-bas, elle tombe sur Jamie, un Highlander beau comme un dieu et plus torse nu que de raison, et c’est parti pour une histoire d’amour épique à travers le temps, les guerres et les injustices historiques.
La grande force de la série, c’est son ambiance immersive. Les paysages écossais sont sublimes, les costumes sont impeccables, et les intrigues historiques sont souvent fascinantes (quand elles ne sont pas éclipsées par des scènes de romance qui durent une éternité). Sam Heughan en Jamie est charismatique à souhait, et Caitriona Balfe porte la série avec une intensité dramatique digne d’une tragédie shakespearienne.
Mais Outlander, c’est aussi une série qui adore souffrir… et nous faire souffrir. Tortures, viols, séparations interminables, trahisons, tout y passe, et à un moment, tu te demandes si Claire et Jamie auront un jour droit à plus de 5 épisodes de bonheur consécutif. Ajoute à ça des arcs narratifs qui traînent parfois en longueur, et des saisons où on a l’impression que les scénaristes cherchent juste de nouvelles manières de traumatiser leurs personnages, et ça peut devenir un peu lourd.
Malgré ses excès de mélodrame, Outlander reste une série captivante, entre fresque historique et romance fiévreuse, qui te donne envie de visiter l’Écosse… mais peut-être pas d’y vivre au XVIIIe siècle. Un show où l’amour est plus fort que le temps… mais où le temps, franchement, est parfois un peu long.