Oz, c'est une succession de claques dans la figure, une situation de base déjà pas terrible... qui se dégrade, épisodes par épisodes, pendant six ans. Au final, personne n'aura rien appris, la situation est toujours aussi désespérante pour tout le monde, le système est ce qu'il est et en sortir n'est définitivement pas possible. Pour nous, c'est une dramaturgie parfaite, maîtrisée, une multitudes de personnages cohérents (ils tournent très, très vite - rarement quand on s'y attends) et un don pour nous attacher à des monstres. Christopher Keller et Vernon Shillinger sont les pires bâtards de la télévision.
On est dans un Nabokov : le monde est pourri, personne n'y peut rien, rien n'est fait pour le changer. La vie quotidienne d'Emerald City est l'antichambre de l'enfer et Oz est sa peinture : pas trop d'attaches, juste un respect intégral des storylines - cette série, malgré ses six saisons, paraît bien courte.
Warning : série cradingue et réellement violente.
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