Je crois n'avoir jamais vu une série aussi cru, réaliste, violent et intelligente de ma vie. Alors oui, malheureusement elle est très inégale (sa saison 4 trop longue et son dernier chapitre en demi teinte). Néanmoins, elle reste une œuvre culte aura réussi à faire réfléchir son public sur le rôle de la justice, de la prison, de la corruption et des politiques dans l'organisation carcérale. Malgré sa violence de plus en plus sombre au fil des saisons, la série - qui se paye le luxe d'être le premier drama de l'histoire de la télévision, 1 an avant les Sopranos - sait resté intelligente et intéressante (contrairement à sa version tout public - Prison Break - qui perd en intérêt dès la saison 2). En outre, elle développe pléthore de personnages cultes, complexes et parfaitement bien interprétés par des acteurs qui sont comme transcendés (ce qui en devient presque terrifiant d'ailleurs - coucou JK Simmons et Adewalé Aknouyé Akbaye). Bon cette galerie de personnages et d'intrigues constitue un défaut par moment (on s'y perd) mais le tout reste globalement intéressant et surtout prenant. J'ai rarement eu aussi mal au tripes. L'ambiance de Em' city est vraiment glaçante, notamment avec ces interventions de Harold Perrinaud qui viennent ajouté un côté mystique à cette série. D'ailleurs la mort de Hill en saison 5 reste à ce jour l'un des plus gros chocs que j'ai pu vivre avec une série (l'avantage de regarder des séries dont personne ne parle). Mais parmi les personnages qui m'ont marqué je peux citer Tobias, Vernon (la version Peggy 18 de T bag), Adebisi, les frères O'Reilly et surtout Saïd qui est sûrement mon personnage préféré (lui aussi sa mort m'a déchiré) ou bien les petits vieux qui viennent ajouter un côté comique et détendre un peu l'atmosphère... Bref. Cette série foisonne. Il y a tellement de personnages, d'acteurs qui deviendront connus ou qui l'étaient déjà, tellement de thématique de sociétés abordées qu'il est impossible de tout citer ici. Mais ce qui est sûrement, c'est que c'est une série qui du début à la fin vous marquera. J'ai encore ancré dans ma mémoire ce monologue final de Hill dans sa