Cette série...
Comment vous l'écrire, je l ai vu revu... la dernière saison est un peu délicate..
Mais..
Sans Oz,
Pas de Sopranos sous cette forme.
Sans Sopranos, pas de Wire, pas de Mad Men, pas de Breaking Bad.
La lignée est directe et documentée. Ce que Fontana a fait en 1997... placer des personnages moralement irréductibles au centre d'une fiction sans leur demander de se justifier, confier à HBO la preuve qu'on pouvait faire de la télévision comme on fait du grand cinéma, a changé les règles du jeu pour tout ce qui a suivi...
Le narrateur omniscient Augustus Hill...
En fauteuil roulant, s'adressant directement à la caméra depuis des espaces abstraits et géométriques qui tranchent sur le réalisme cru du reste.. renforce cette dimension : il commente, il contextualise, il philosophe.
C'est le chœur antique dans la prison moderne :)
Adebisi..........
incarne une forme de chaos vital, de violence érigée en principe d'existence, qui fascine autant qu'elle terrifie. Sa petite calotte portée de travers sur son crâne rasé est l'un des détails visuels les plus mémorables de la série...un signe de déséquilibre permanent, de quelque chose qui ne tiendra jamais en place... :) ah ah ah !
Pardon !
Vernon Schillinger !!!
Kareem Said... La série ne le ménage pas, et c'est pourquoi il reste crédible à mon sens..
Oz reste une expérience télévisuelle unique !!
Inconfortable, souvent insoutenable, moralement exigeante d'une façon que peu de fictions ont osée avant ou après. Ses cinq premières saisons constituent un bloc d'une densité dramatique et d'une honnêteté intellectuelle rares. Sa sixième est le seul vrai faux....