Toute la série semble être un buddy movie gigantesque et tragique. Les deux frangins irlandais, Adebisi (Mr Eko de Lost) et Kareem Said, ah, sauf ce trio : Tobias-Vern-Chris. Difficile de dire ce qui rend cette série si éprouvante pour l'esprit. Sans doute le dispositif : un lieu, la prison, avec les même murs, les même gardiens, et surtout la même violence. Peu importe les efforts de chacun, c'est toujours la même violence et Augustus de nous rappeler ce que les USA en tirent comme bénéfice.
En fait, moi, je me disais, la prison, c'est comme dans ce film avec Tim Robbins, c'est dur, mais pas trop. En fait, la prison aux USA, c'est l'enfer sur Terre. Voilà une des qualités de la série, comment filmer l'enfer. Comment filmer ces personnages antipathiques et nous interroger sur les droits que nous sommes prêts à leur enlever, ou leur concéder. Parce qu'ils sont velléitaires, drogués, brutaux, manipulateurs, amoraux, pervers, paranoïaques, et j'en passe.
Et en chacun d'eux, à un moment, on peut s'identifier. Ce ne sont pas les gentils dans la série, ceux qui sont dehors, qui nous ressemblent le plus, en tous les cas, à certains moments de la série, on en vient à le souhaiter. Non ce sont bien les prisonniers qui nous sont le plus proche.
Bref, c'est réussi, ça saigne et on n'a pas fait meilleure tragédie depuis lors.
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