Pour le pitch, se référer, comme toujours, à l'excellente critique de Kim Kaphwan.
Phantom Lawyer traite d'un thème présent et prégnant en Asie depuis fort longtemps : l'être humain mort de manière injuste revient hanter les vivants pour que réparation soit faite, c'est donc un poncif culturel qu'on retrouve dans de très nombreux récits qu'ils soient chinois, japonais ou coréens. Il n'y a donc rien d'original et je m'y suis embarquée avec une dose de scepticisme.
Une fois sur le bateau, on y reste, saisi par le charme -certes un peu rocambolesque- de l'histoire et saisi également par la performance des acteurs: ils portent le film et le font entrer dans la cour des grands, qu'il s'agisse de Yoo Yeon-seok, dans le rôle de Shin Yi-rang, jeune avocat bienveillant d'une naïveté attendrissante, de Esom dans le rôle de Han Na-hyeon, avocate dure à cuire mais pas tant que ça ou de Kim Mi-Kyung dans un rôle où elle excelle, celui de la mère du héros justicier.
Yoo Yeon-seok réalise un tour de force scénique qui vaut le détour. Et aussi, les bad people, il en faut sinon pas de récit, ne sont pas trop caricaturaux, certains ont même des états d'âme bienvenus.
Une très bonne surprise.